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Idées reçues allaitement

bébé allaité
Voici une page entièrement dédiée aux "perles" de l'allaitement (et non du bac) qui citera et expliquera les principales idées reçues communes en France sur les soit-disant avantages ou inconvénients de l'allaitement ou du biberon, tétine et autres substituts du lait maternel. NON pour culpabiliser ou ridiculiser personne, bien au contraire, mais pour tenter d'éviter que celles-ci continuent à se propager encore au XXIème siècle un peu partout dans notre pays ou ailleurs, autant dans le cercle familial, amical, professionnel, médiatique, associatif, politique et autres...
  • "Tu es sûre d'avoir assez de lait ?"

  Le « manque de lait » supposé de certains femmes par rapport à d’autres est, au fond, la principale et plus tenace idée reçue véhiculée en Occident par la majorité des femmes comme des hommes autour de l'allaitement. Car, c'est encore cette toute petite phase qui est responsable de la plupart des arrêts précoces d'allaitement. Parfois elle sera exprimé avec force et conviction et accablera ou agacera régulièrement les mères allaitantes, parfois elle sera juste murmuré du bout de lèvre semant le doute et la peur chez les mères inquiètent d'offrir le meilleur à leur progéniture ; parce qu'elles entendront elles : "Tu n'as plus assez de lait pour ton enfant puisqu'il hurle ainsi c'est qu'il a faim... Passe donc au biberon !" Et au bout de la énième fois... fatiguée, affaiblie, inquiète, un jour ou une nuit surtout, elles le feront ! 

  Alors qu'il est techniquement impossible à une femme de ne PAS avoir de lait à la naissance de son enfant : seul 2 % des mères n’auront pas pour raisons hormonales (pas ou peu de prolactine), chirurgicales (ablation ou réduction mammaire) ou virales (VIH et autres virus mortels), donc de montée de lait ou de canaux opérationnels pour transformer le SANG en lait… Ce qui explique qu’à la naissance 98% des norvégiennes allaitent, 95% des suédoises mais aussi des ghanéennes, japonaises, etc. Les françaises seraient donc décidément très mal fichues ! Après que les petits français aient plus de difficultés à boire TOUT le bon lait de leur mère parce que leur naissance fut difficile ou qu’on lui a contrarié sa succion juste après avec des "outils" de puériculture moderne (voir les 4 T : Tétine, Totoche, Tire-lait, Teterelle, etc.) ou que la mère souhaite le sevrer pour X raisons parce qu'elle souffre ensuite ou parce qu'elle en a "marre d'être scotché" ainsi sans aide de son entourage… est une autre chose !

  Non ! TOUTES les femmes (ou presque, mais c'est rare l'absence réel de lait maternel) sont donc potentiellement de bonnes « mères nourricières » pour leur(s) enfants et certainement de « bonnes mères » tout court, quoi qu’il en soit ! Sauf, évidemment, celles qui les maltraitent ou en souffrance elle-même, mais c'est encore une autre histoire... Donc, le "manque de lait" des femmes n’existe pas ! Mais le "manque" de compétence de nos bébés pour boire directement à la source, si ! 

  • "Tu vas voir ça fait mal d'allaiter au début, mais au bout d'un moment ça passe ! "

  Qui aurait envie de souffrir même pour nourrir son enfant, sans être masochiste ? Du coup, en entendant cela, beaucoup de femmes n'essayeront même pas, soit parce que leurs mères, grand-mères, copines ou collègues leurs ont suggéré plus ou moins consciemment que c'était "ultra-douloureux et compliqués" d'allaiter un enfant (alors 2 ou 3, n'en parlons même pas !), soit parce qu'elles-mêmes après un premier allaitement "ultra-douloureux et compliqué" sont tellement traumatisés qu'elles ne se sentiront pas à nouveau à se lancer dans une telle bataille ! Qui leur jetterai alors la première pierre ?

  Mais est-ce normal d'avoir mal en allaitant un ou plusieurs enfants ? NON, certainement pas ! Il n'est jamais normal de souffrir, ni pour devenir mère, ni pour devenir belle et femme, ni lors de rapports sexuels (premier, second, etc.) ou même pour enfanter... Et ceux qui vous diront le contraire, vous mentent, mesdames ! Naturellement, le corps refuse, exprime et rejette la douleur physique et psychologique, par contre culturellement les hommes et les femmes sont programmés pour accepter la souffrance afin de s'endurcir ou s'embellir au choix. Nos enfants, aussi, sont programmés dès leur naissance pour subir telles ou telles souffrances, uniquement pour leur "bien"... Mais encore une fois, ceci n'est pas bien, ni "normal" dans le sens de la norme biologique de l'espèce humain. C'est en voyageant ou en se documentant sur les divers coutumes des autres peuples à travers l'histoire des sociétés que nous pouvons en prendre réellement conscience et changer notre regard critique sur nos propres coutumes. Car il existe bien des régions du monde où naître ou allaiter n'est pas "ultra-douloureux et compliqués" et où c'est même beaucoup plus simple que de trouver de la nourriture et de l'eau pour les autres enfants ou adultes... En Occident, c'est plutôt l'inverse !

  • "Le papa peut donner le biberon, bébé aura moins faim et fera enfin ses nuits ! "  

papa_biberon

  Ah, le biberon sauveur ! L'outil "indispensable" censé facilité notre quotidien de femme moderne et active, LA solution de tous aux pleurs de bébé !! Combien de femmes se sont laissés piéger par ce doux rêve de paix et de facilité... Et bien finalement NON ! Ce n'est pas si "simple" non plus de donner un biberon à un enfant comme le montre parfaitement cet article :http://www.lamiteorange.com/2014/10/la-verite-sur-les-biberons/ C'est même une chose très, très compliqué pour les mamans qui ont utilisé les deux (donc qui peuvent comparer) c'est même BEAUCOUP plus compliqué au final : dans la manipulation des ustensiles (nettoyage minutieux si ce n'est stérilisation dès que bébé est de petit poids ou malade), des ingrédients (eaux de source ou minérales, laits en poudre à réhydrater et de différentes marques qu'il faut bien tester plusieurs fois avant de trouver le "bon") comme du conditionnement et de la préparation : conservation, transport autant que le temps de chauffe et le lieu adéquat pour tout préparer pendant que bébé s'impatiente, évidemment !

  Certes, au démarrage, cela peut sembler plus simple à mettre en place en maternité à cause de l'aide technique pour le faire, mais ensuite... Quel doux rêve qu'un papa qui se réveille chaque nuit tous les jours durant plusieurs mois ou années pour endormir l'enfant au biberon ou autre, d'ailleurs ! Comme les magazines féminins trompent les femmes avec cet idéal masculin qui n'existe en réalité que... dans les magazines féminins. Certes, le plupart des "nouveaux papas" se lèvent certaines nuits pour nous ramener l'enfant, le changer ou tenter de le calmer en le berçant, mais il faut bien reconnaître que la plupart du temps ils n'ont ni la patience, ni le courage s'il travaille le lendemain (et plus le travail est physique et moins ils l'auront), de se lever chaque fois que bébé pleure... donc très-trop souvent selon eux ! Lors de la première naissance, les jeunes mamans s'illusionnent ainsi sur le rôle ou la "place du père" comme on la nomme joliment (comme au théâtre), pour les suivants, elles s'organiseront généralement autrement. 

  Surtout que statistiquement, on sait désormais que les bébés nourris au lait industriel ne "font pas leurs nuits" plus tôt, sous-entendus des cycles de sommeil plus longs (environ 6-7h d'affilés LA nuit), par rapport aux bébés nourris au lait maternel. Magnifique idée reçue, ici, du gros et lourd repas du soir pour passer une meilleure nuit ! Absolument pas ! C'est l'absence de réponse des parents à ses pleurs nocturnes qui fera que l'enfant, quel que soit son âge, se lassera d'appeler puis s'endormira. Encore une fois, ce n'est pas un comportement "normal" pour un enfant qui est biologiquement programmé pour dormir auprès de ses parents, autant pour s'alimenter la nuit que pour sa sécurité et sa survie (97% des MSN arrivent dans le lit des parents contre 3% en dehors du lit parental). Rappelons également que dans la plupart des régions du monde il n'y a pas UNE chambre par enfant, que les adultes dorment plus souvent à plusieurs, se reproduisent parfaitement et que leurs petits n'en sont pas plus "traumatisés", non plus !  

  Cependant, il est important de noter également que le "parentage" (partage des rôles père-mère dans l'éducation des enfant) dans nos sociétés occidentales à évoluer aussi et que l'implication du père est devenu indispensable pour la plupart des mères françaises, dès la grossesse comme lors de l'accouchement, donc aussi pour l'allaitement, le change et la mise au sein ; tout autant qu'à travers le portage, le massage bébé, le bain, les berceuses, contes ou jeux et même dans TOUTES les tâches du quotidien... Après tout, nous sommes bien déclarés libres ET égaux dans notre Constitution, non ? En réalité, nous savons toutes que le chemin sera encore long à parcourir avant d'obtenir réellement l'égalité des sexes en France, autant au niveau du travail qu'en famille... Cependant, vouloir intervertir aussi brutalement les rôles biologiques est une aberration menant davantage au chaos ! Non, les femmes ne rêvent plus "d'utérus artificiel", ni de se "libérer de l'esclavage de la maternité ou de l'allaitement" ! Car, nous savons aujourd'hui que le « maternage » (contacts physiques rapprochés entre la mère et l'enfant) ne se limite pas qu'à l’allaitement et que le « paternage », lui, ne se résumera donc pas à l’inverse… Il vaudrait beaucoup mieux pour tout le monde clarifier les "rôles" de chacun avant la naissance de bébé (y compris ceux des papis, mamis) plutôt que de tout mélanger parce que nos perceptions culturelles nous l'imposent désormais de le faire. Pour l'enfant, ce sera aussi beaucoup plus clair ! D'autant plus qu'on sait bien que la réussite et surtout la longueur des allaitements dépendront directement de l’intervention, du soutien et des bonnes informations que véhiculeront les proches comme les professionnels de santé et de la petite enfance.    

  • "Il vaut mieux donner un biberon avec amour plutôt que le sein avec contrainte ! "  

  OUI et NON ! A vrai dire si nous vivions dans un pays où le sein maternel était la NORME et non le biberon de lait industriel, cette insidieuse remarque ne se dirait même pas ! Les gens dirait plutôt : "Il vaut mieux donner le sein avec amour que le biberon avec contrainte !" Mais, nous en sommes encore bien loin... Vu que la plupart des français, au caractère "esthétiquement" latin, idéalisent toujours l'alimentation artificiel au "bib" plutôt que l'alimentation naturelle aux "nénés", "nibards", "nichons" (connotations érotiques et sexuelles du sein). 

  "Normal" dans un pays submergé à la fois :

  • lait industrield'image publicitaires sur les laits infantiles régulièrement associés au lait maternel : noter bien le pluriel pour l'un et le singulier pour l'autre, alors que cela devrait être plutôt l'inverse vu la standardisation du premier par rapport à la variété des divers laits maternels... 

  • d'images publicitaires de jeunes mannequins, synonyme d'objets "poupées" ou potentielles "maîtresses" à demie dévêtues, voir pas du tout vêtues, et pas de jeunes mères avec leurs enfants au sein, hormis la Vierge Marie, mère pure et chaste évidemment ! Voilà pourquoi, entre l'icône de la Putain et de la Vierge naviguent le reste des femmes françaises. Une fois qu'on a bien saisi qu'il reste encore gravé dans l'esprit des français que la femme érotisé peut sortir et s'exhiber dans la plupart des espaces publiques sous les feux des projecteurs en mini jupe et décolleté plongeant (créés par des hommes couturiers ou des femmes stylistes et rédactrice de magazines féminins), mais que la mère, "pure ou castratrice" selon l'imaginaire chrétien ou psychanalytique, se doit de rester cloîtrée pour allaiter sa descendance dans des espaces privés. On comprend mieux alors certaines réflexions sur l'allaitement en public !     

  Voilà pourquoi, il est essentiel dans notre pays, où le taux d'allaitement est un des plus faible d'Europe (autour de 65% à la sortie de la maternité, mixte compris, puis autour de 30% avant les 3-6 semaines et la reprise du travail officiel en France), de tenter de protéger au maximum les jeunes parents des effets néfastes de la publicité et SURTOUT de celles sur le lait industriel non "maternisé" ou ou même "infantile" puisque à base de lait de vache modifiée génétiquement et chimiquement, comme évite de le préciser les firmes industriels dans leurs slogans. Au moins et surtout durant de la mise en place de l’allaitement avec le lait 1er âge ou même ensuite. D'ailleurs, les pays qui ont signé la déclaration d'Innocenti puis ont mis en place une charte personnelle et des lois de protection de l'allaitement par rapport au Code de l'OMS, voient une grosse différence sur leurs taux d'allaitement maternel par rapport à ceux qui ne l'ont pas fait… comme nous en France ! C'est donc bien que le harcèlement publicitaire a un impact non négligeable sur notre subconscient comme sur notre porte-monnaie, sinon les industriels de l'agro-alimentaire ne dépenseraient plusieurs milliards d'euros ou de dollars dedans. 

  • "Faire la promotion de l'allaitement maternel culpabilise trop les femmes qui n'allaitent pas. "  

  OUI et NON encore ! Car, doit-on arrêter les campagnes sur la sécurité routière pour avertir les parents qu'ils sont censés rouler moins vite, même s'ils en ont envie, et attacher leurs enfants en voiture ? Doit-on arrêter de parler également des dangers de l'alcool, des drogues et du tabac durant la grossesse comme des perturbateurs endocriniens, pour ne pas les culpabiliser ? Faire de la prévention pour éviter certains problèmes de santé ou accidents plus tard peut entraîner parfois des sentiments de honte, de peur ou de culpabilité aux autres. Mais, est-ce pour autant qu'il ne faille pas les AVERTIR de leurs imprudences ? Comme pour les enfants ou adolescents, ceux qui savent se doivent de mettre en garde ceux qui ne savent pas encore. Est-ce pour autant qu'il faille le faire avec des reproches, des cris et autres formes de violences verbales ou physiques, ou sans un minimum de diplomatie, d'écoute et de respect ? Bien sûr NON ! S'il est injuste et même nuisible à l'image de l'allaitement de retenir volontairement des informations essentiels à sa réussite par peur de blesser autrui ou pour garder un certain "ascendant" sur lui, il est cependant tout aussi injuste et nuisible pour l'allaitement de ne pas respecter ensuite les choix de chaque femme d'allaiter ou non, même s'il ne s'agit pas des nôtres... 

allaiter en public

  Il faut plutôt entendre et comprendre les peurs ou douleurs des femmes non allaitantes, afin de chercher d'abord à les déculpabiliser tout en leurs transmettant les bonnes informations pour qu'elles comprennent mieux leurs histoires et leurs "choix", pour ne plus les reproduire peut-être et surtout que les parents ne véhiculent plus ensuite d'idées reçues aux futures générations, justement. Nous vivons déjà dans une société suffisamment « culpabilisante » pour les femmes, en générale, et surtout pour les mères. Car quoi qu'elles fassent : donner le sein ou le biberon, travailler à l'extérieur ou à l'intérieur de chez elles, s'occuper seules de leurs enfants ou les laisser à d'autres, elles se sentiront toujours coupables ! Cette situation divise la population féminine actuelle et créé un climat de tensions malsains pour tous. Alors que les femmes ont plus que jamais besoin de retrouver une certaine forme de "solidarité féminine" disparue avec l'émergence de l'individualisme social, l'éclatement géographique des familles et l’apparition de la famille monoparentale "dé" puis "re-composée".

  "Il faut tout un village pour élever un enfant" dit un proverbe africain. Preuve qu'on est bien plus que 2 ou 3 à vivre la relation d’allaitement également : en famille, avec les professionnel de santé ET de la petite enfance, les médias et les politiciens surtout… Afin de comprendre et d'admettre que ce que nous prenons souvent pour des « choix personnels » sont en réalité plutôt des « choix culturels », dictés d'abord par notre environnement ! Car on le voit bien, lorsque l’environnement change, nos choix et perceptions changent également. TOUT est donc bien une question d’écoute, de protection, de soutien et d’informations justes au bon moment ! C'est tellement simple à comprendre et donc encore plus triste quand on voit que cela n’arrive pas au bon moment pour aider les mères, les pères et leurs enfants à allaiter sereinement dans notre pays.

  • "Allaiter en public est indécent ou interdit ! "  

  FAUX ! Totalement FAUX ! Il n'y a rien de plus essentiel, beau, naturel et même important d'allaiter son ou ses enfants, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de chez soi et à la demande du petit comme de sa mère et non sous la contrainte ou menace d'arrêter comme de continuer. Déjà parce que tout un chacun sait parfaitement qu'un enfant, et surtout un nourrisson, se moque complètement de nos horaires d'adultes, lieux, contraintes d'espace comme de temps... En plus, ce n'est certainement pas à lui, ni à sa mère, à se plier aux exigences sociales ou culturelles, parfois assez ridicules et trop contraignantes pour l'allaitement exclusif, de tel ou pays du monde ! En réalité, c'est lui qui est chez lui partout !

D'autre part, l'allaitement directement au sein maternel dans les lieux publiques en France n'est et n'a jamais été illégal ! Sa protection est même inscrit dans le Code Civique, comme dans les conventions collectives de chaque profession, donc si dans n'importe quel endroit on vous demande de sortir ou de vous couvrir selon tels ou tels règlements intérieurs ou autres, surtout REFUSER !! Ceux-ci sont totalement abusifs et illégaux, et peuvent même être attaqués juridiquement... Ne laissez pas non plus les regards réprobateurs ou les remarques désobligeantes s'installer contre ou entre vous et votre enfant. Plus vite vous les ferez taire (ou votre entourage), mieux vous imposerez votre présence et celle de bébé. Ou bien rester tranquille, tout en leur souriant bêtement, et laisser "brailler" votre petit quelques minutes, le temps qu'on vous supplie ensuite de le nourrir à nouveau ! Enfin, n'oubliez jamais que vous êtes dans votre droit, eux pas, et que vous êtes l'innocente victime de propos ou actions diffamatoires en votre égard ; comme nous le montre d'ailleurs fort bien, et avec beaucoup d'humour sarcastique, cette vidéo. Et si vous êtes témoin de cela, intervenez également !

Vidéo YouTube


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Autres informations :

Et pour poursuivre encore le débat : http://blogs.lexpress.fr/budget-familial/2015/02/27/arretons-de-decourager-les-mamans-dallaiter-des-leur-accouchement/

L'allaitement en public ce que j'en pense vraiment : http://lajournalisteitpinketgreen.over-blog.com/2015/06/allaitement-en-public-ce-que-j-en-pense-vraiment.html