Les thématiques‎ > ‎L'allaitement‎ > ‎

Les bienfaits de l'allaitement

Le colostrum et le lait maternel restent la Norme physiologique pour le bébé humain : l'étalon or ! 

Bienf
aits pour l’enfant :
bienfaits_allaitement

Ø Rapidité, facilité et fiabilité : A long terme, l’allaitement est plus pratique au quotidien que le biberon, car toujours prêt à l’emploie, stérile, fiable et à bonne température. Plus économique en tout : eau, matériel, énergie, électricité, etc.

Ø Composition parfaitement adaptée à la croissance du bébé humain : Les laits maternels sont spécifiques à chaque femme (code génétique, anticorps…). Ils sont entiers, fluides et vivants à l’inverse des laits infantiles lyophilisés qui à la base reste du lait de vache pasteurisé, transformé biologiquement, réduits en poudre puis réhydratés, conditionnes, etc. Ce qui, au niveau nutritionnel, les rendent plus pauvres et standardisés par rapport aux laits maternels riches et spécifiques. 

Ø Remplis d'anticorps, vitamines et oligosaccharides, etc. : Toutes les vitamines nécessaires sont présentes dans chaque lait maternel, hormis de graves carences diagnostiqués chez certaines femmes (avant ou durant la grossesse), ce qui reste assez rare dans un pays industriel. Certes, certaines vitamines (comme la K ou la D) sont en quantités moins importantes que dans les laits du commerce, voir pas du tout comme la vitamine K1. Cependant, le lait humain étant la norme biologique de l'espèce humaine, si certains éléments ne sont pas ou peu présents, c'est qu'ils n'ont pas besoin d'y être ! Ainsi, certains chercheurs pensent aujourd'hui que l'absorption trop précoce de vitamine K1 pourrait avoir une incidence sur l'assimilation des autres vitamines chez le nourrisson. Des oligoéléments, comme le fer, sont aussi beaucoup mieux absorbés grâce à la lactoferrine présent uniquement dans le lait maternel. D'autres vitamines encore plus complexes, telles que les oligosaccharides (qui participe aux connections neuronales) et certaines enzymes (comme la cytokine qui favorise le sentiment de satiété) ou même de grosses molécules trop fragiles pour être synthétiser (comme l'insuline), sont complètement absents des laits infantiles industriels. Il y a donc, à long terme, un risque réel de carence des enfants n'ayant jamais été allaités. 

Ø Prévention des risques environnementaux liés à la fabrication, aux transports et à la commercialisation des laits infantiles (bisphénol A, chrome, aluminium et autres métaux lourds…) : En effet, l’impact du lait humain sur l’environnement est faible comparativement au bilan énergétique des laits industriels (moins de matériaux donc de déchets, emballages, publicités, transports, etc.). Il reste surtout le moins toxique et pollué (surtout si les patents mangent eux-même bio et local), mais surtout le seul qui soit naturel, bio et sain pour nos enfants et l'avenir de notre planète.

Ø Prévention des infections et allergies (respiratoires ou digestives) : L'augmentation des allergies infantiles est directement liée à la pollution de notre environnement, ainsi qu'à des infections à répétition et à un système immunitaire fragilisé. Les anticorps maternels (IgA) présents dans les laits de mères pourront prévenir ou combattre des infections virales ou bactériennes chez l'enfant, le temps de l'allaitement comme après (dose dépendant et en fonction de l'immunité maternelle).

Ø Prévention des fractures à l'âge adulte : De récentes études rétrospectives (grâce aux échographies de routine de la dysplasie des hanches) tendent aujourd'hui à démontrer une ossification plus précoce chez l'enfant allaité, notamment au niveau de la tête fémorale. Mais, d'autres études seront nécessaires à l'avenir pour le confirmer.
 
Ø Digestibilité et élimination : Le lait maternel se digère presque en totalité et facilite ainsi la mise en place, de façon progressive, des fonctions digestives de l'enfant. De plus, le colostrum des premiers jours protège la paroi intestinale du nouveau-né durant plusieurs semaines (meilleur bifidus actif au monde) ; ce qui entraîne, en général, moins de risques d’ictères, de coliques et de régurgitations… Il a également un pouvoir laxatif qui permet l'évacuation naturelle du méconium (selles gluantes et vertes intra-utérine). De même que l'allaitement prévient les gastro-entérites, les diarrhées comme la constipation.

Ø Prévention du sur-poids, obésité infantile et diabète : Le foie et l’estomac des enfants nourris aux laits industriels sont environ 30% plus gros que ceux des bébés allaités, qui recevront peut-être de moindre quantité de lait, mais de bien meilleure qualité. Leur périmètre crânien est également statistiquement plus volumineux, à cause des taux plus importants de protéines ou de lipides présents dans le lait de vache donc dans les laits industriels infantiles ; car génétiquement prévu pour faire grossir les petits veaux de plusieurs dizaines à centaines de kilos en quelques années.

Ø Développement du cerveau et bien-être psychologique : Le lait humain ne rend évidemment pas plus intelligent, mais le développement cérébral, via les échanges inter-hémisphériques et la présence d'oligosaccharides spécifiques facilitent les connections neurologiques, et donc à long terme la mémoire et l’apprentissage cognitif.  

Ø Développement de la dentition et du langage : La succion exclusive au sein (mâchoire du bas vers l'avant) permet un développement plus harmonieux de la cavité buccale et par conséquent de l’implantation dentaire. Ce qui explique également que l’allaitement exclusif (sans tétine) peut faciliter par la suite l’acquisition du langage, donc à nouveau tous les apprentissages.

Ø Prévention des otites à répétition : L'allaitement maternel diminue également le risque d’otites à répétition dès 4 mois d'allaitement, mais aussi de façon dose dépendant. Grâce à la diminution des infections ORL, d'occlusions auditives ou de percements des tympans, les enfants allaités auront moins de risques d'avoir de graves soucis auditifs plus tard. 

Ø Nettoie, hydrate et désinfecte : Le lait maternel possède également des propriétés antiseptiques et cicatrisantes reconnues pour soigner les gerçures, crevasses, brûlures, etc. ; ainsi que des qualités hydratantes et nettoyantes insuffisamment exploitées et étudier encore ; notamment lors du nettoyage des orifices (yeux, nez, oreilles, siège, etc.).

Ø Facilite la gestion des pleurs, l’endormissement et le sommeil : Il est plus facile et rapide pour une mère de calmer et d’endormir son bébé au sein que de le laisser pleurer de fatigue jusqu'à ce qu'il s'endorme. Malgré les idées reçues sur l'alimentation  et le sommeil des enfants, un gros repas trop lourd le soir ne fait pas mieux dormir un bébé, pas plus qu'un adulte, d'ailleurs ! Plusieurs paramètres peuvent entrer en compte dans nos capacités à trouver seul le sommeil, comme à rester endormi longtemps ou à se rendormir plusieurs fois de suite, la nuit comme le jour.  

Bienfaits pour les parents :  

allaitement

Ø Bien-être hormonal et lien parent/enfant : Les hormones du plaisir et d’éjection du lait (ocytocine), de la lactation (prolactine) avec celles de la détente et de l’endormissement (endorphines - morphine, noradrénaline, etc.) interviennent significativement dans le processus d’attachement et dans l’apaisement de la mère, de l’enfant et donc du père...

Ø Implique le père à l’éveil de l’enfant plutôt que trop tôt à son alimentation : Le père peut porter son enfant à bras ou en porte-bébé, le changer, le bercer pour l'endormir, le baigner, jouer avec lui, l'habiller, etc. Il existe donc beaucoup d'autres choses à transmettre à un enfant que de lui donner un simple biberon ou petit pot ensuite... Mais surtout, via l'allaitement indirect de sa conjointe, celui-ci nourrit son petit en nourrissant la mère qui nourrira l’enfant. Il joue, donc, un rôle essentiel dans le bien-être, la survie et la protection de sa famille. Trop souvent donc l'attention de l'entourage se focalise sur bébé au détriment de la mère ou même du père qui se sent alors rejeté ! Non à cause de l'allaitement mais à cause de l'arrivée d'une tierce personne dans le couple... Il est donc primordiale que la famille se réorganise afin que chacun sache désormais ce qu'il peut faire au mieux pour le bien-être mère-père-enfant comme d'aider aux tâches ménagères pour faciliter la mise en route de l'allaitement et trouver un équilibre familiale.  

Ø Facilite la reprise du travail : Continuer à allaiter au moment de la reprise du travail permet une transition plus en douceur, un contact privilégié avec l’enfant et une valorisation du rôle nourricier de la mère ; au lieu de subir un sevrage brutal, parfois traumatisant et surtout épuisant physiquement et psychologiquement pour tous.

Ø Sexualité, fertilité et complicité : Avant 40-60 jours post-partum, une jeune mère n’est souvent guère disposée à la reprise de relations sexuelles fréquentes ; étant davantage tournée vers l’enfant qu’il soit allaité ou non, de façon bien naturelle et compréhensible. Donc, savoir rester tendre et patient est essentiel pour la fondation de la famille et l'harmonie du couple.     

Ø Contraception naturelle ou espacement des naissances : Allaiter peut être utile pour espacer les naissances et serait efficace à 98% durant les 6 premiers mois si on respecte bien la M.A.M.A de l’OMS = Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée ; avec surtout 3 conditions essentielles à connaitre auparavant : ni tétine, ni biberon de complément, tétées fréquentes et ne dépassant pas plus de 4h le jour et 6h la nuit, aucune perte de sang, même minime, signe d'une ovulation et du fameux "retour de couches".

Ø Prévenir les descentes d’organes : La succion du bébé entraîne des contractions utérines qui vont remettre progressivement en place l’utérus. Cette involution utérine préviendra plus tard les fuites urinaires et permettra également de retrouver plus rapidement un ventre « plat ».

Ø Prévention de l’obésité maternelle et surcharge pondérale : L’enfant allaité prend d'abord sur les réserves de graisse de sa mère ; ce qui va entrainer une perte de poids maternel régulière après 2 mois post-partum. Attention, cependant, à ne pas perdre plus d’1 ou 2 kg par mois au risque de puiser alors dans des graisses "pollués" (moins cependant que ceux des vaches actuelles) et à reprendre une alimentation d'avant la grossesse (sans grignotage). 

Ø Prévention de l’amaigrissement et de l’affaissement des seins : Malgré les idées reçues, c’est la grossesse, les engorgements et le sevrage brutal qui risquent de distendre les tissus adipeux du sein, pas l’allaitement. De même que tout régime trop rapide entraine, en priorité, une diminution de la poitrine. 

Ø Prévention du cancer du sein : De plus en plus d’études rétrospectives internationales sérieuses tendent à démontrer que chaque année supplémentaire d’allaitement réduit le risque de déclarer un cancer du sein plus tard.  
 
Ø Prévention des risques de fractures du col du fémur : D'autres études ont bien montré une baisse transitoire de la densité osseuse chez les femmes enceintes et allaitantes, mais rien ne prouve un impact négatif sur leur santé à long terme ; même plutôt l'inverse. En effet, une récente étude norvégienne sur plus 4600 femmes a justement permis de montrer un risque 2 fois plus élevé d'avoir une fracture du col du fémur après la ménopause chez les nullipares et les femmes n'ayant jamais allaité leurs enfants. 

Chaque année, en fait, les scientifiques découvrent encore d'avantage de nouveaux bienfaits au lait maternel et à l'allaitement directe au sein. Trésor inestimable donc, présent en chaque femme, même si chaque femme et enfant n'y ont pas eu forcément accès... Généralement, par manque de soutien et d'informations correctes à ce sujet. C'est pourquoi il ne suffit pas d'être convaincue de la valeur du lait humain, encore faut-il rencontrer les bonnes personnes au bon moment durant tout le temps que durera l'allaitement et dans un pays qui n'envisage pas malheureusement l'allaitement comme sa norme biologique et sociale. 
 
Rappelons que l'OMS recommande l'allaitement maternel exclusif jusqu'au 6 mois de l'enfant, puis
l'introduction de l'alimentation solide jusqu'à 2 ans ou plus.
______________________________________

Liens vidéos & informations utiles :
 
- sur les dangers liés à l'aluminium dans les laits infantiles (vidéo durée 52 mn)https://www.youtube.com/watch?v=-gAsSR6g7SU


- sur le fonctionnement du système immunitaire : http://allaiterbonheuretraison.wordpress.com/2014/01/22/immunite-leffet-du-lait-maternel/

- sur la transmission des maladies virales ou bactériennes : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20151119.OBS9804/un-traitement-preventif-protege-les-bebes-allaites-par-leurs-meres-seropositives.html

"selon une étude réalisée en Afrique et publiée jeudi 19 novembre 2015 dans la revue médicale britannique The LancetMenée par deux chercheurs français, l'étude a permis de montrer qu'un traitement antirétroviral donné pendant toute la période d'allaitement préconisée par l'OMS, soit 12 mois au total, permettait de réduire le taux de transmission du VIH à 1,4%. Le taux le plus bas jamais observé dans une étude."


- sur l'aspect fonctionnel de nos "secrètes rondeurs" (vidéo durée 53 mn) :


Ċ
Association DANS LES BRAS,
16 mars 2013 à 14:15
Ċ
Association DANS LES BRAS,
16 mars 2013 à 13:30
Ċ
Association DANS LES BRAS,
16 mars 2013 à 14:17
Ċ
Association DANS LES BRAS,
16 mars 2013 à 14:37
Ċ
Association DANS LES BRAS,
16 mars 2013 à 14:20
Ċ
Association DANS LES BRAS,
16 mars 2013 à 14:14