L'éducation non-violente

Education non violente ou la fin de l'éducation ? Plus d'info sur : Regarde... ton enfant est compétent, de Jasper JUUL, éditions Chronique Sociale, Lyon, avril 2012

De la même façon que l'égalité homme-femme est désormais reconnue dans les textes des lois françaises et tend donc à s'améliorer chaque année dans les relations familiales, amicales ou professionnels, il est temps également que toutes formes de violences éducatives ordinaires soient aussi reconnues et remplacent la notion de châtiments éducatifs légitimes des parents sur les enfants... 

- "Pourquoi me parler d'éducation non violente !? Je ne suis pas violent(e) avec mon enfant, moi !"

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C'est que nous pensons tous en fait ! La violence ne concerne jamais que les autres... jamais nous même ! Pourtant, c'est bien souvent lorsque le jeune enfant commence à se déplacer seul, surtout en position debout vers 18 mois que les premières fessées arrivent... Généralement c'est à ce moment là que les parents inquiets de voir leur "gentil bébé" leur échapper et s'obstiner à leur "désobéir", sévissent par la force, la voix, le regard, etc. Face à ce petit être qui affirme désormais sa personnalité, cherche à acquérir plus d'autonomie et s'oppose surtout de plus en plus souvent à leur volonté et toute puissance, les parents se retrouvent bien souvent totalement... démuni. Certains partent alors pleins de bonnes intentions en quête de méthodes éducatives toutes faites, "prêtes à servir sur un plateau", dans le secret espoir qu'elles puissent être efficaces pour tous les enfants, dans toutes les familles et en toute situation. Dans l'espoir également de ne pas soi même reproduire le schéma familial, comme on le voit bien dans cette vidéo. Car même si chaque situation et relation, chaque parent et enfant sont différents, il existe aussi des réminiscences et répétitions du passé qu'on le reconnaisse d'abord ou non... Des tensions qui se tissent au fil des années, depuis la naissance voir même au fil des générations précédentes, avec nos ascendants déjà, et qui continuent toujours de perturber nos relations actuelles avec nos propres descendants. 

On peut toujours s'illusionner et croire que désormais TOUT à changer en matière d'éducation et de relation humaine ! En fait, il n'en ai rien... ou peu... Bien sûr notre société actuelle ayant beaucoup changée en terme d'outils de communication, les parents se rendent vite compte que les "bonnes vieilles méthodes éducatives d'hier" ne fonctionnent plus avec les enfants d'aujourd'hui. Dans un monde où on claironne partout des idéaux de Justice, de Respect et de Tolérance, de Liberté, d’Égalité et de Fraternité pour TOUS, chacun se rend vite compte que frapper, fesser, claquer, crier, humilier, punir ou récompenser un jeune pour mieux le diriger ou manipuler, ne sont pas des solutions valables sur le long terme et en tous cas ne facilitent généralement pas leurs relations. Juste entretien un climat familiale plus ou moins tendus, remplis de mensonges et faux-semblants, d'hypocrisie ou de délation... 

Seulement, comment éduquer sans violence nos enfants lorsque nous-même avons subi, parfois dès la toute petite enfance, ces mêmes violences ? Sans culpabiliser personne non plus ici ! Puisque nos propres parents n'ont reproduit que ce qu'eux-mêmes avaient subis enfant et ne retransmettaient donc que ce que leurs propres parents leur avaient fais subir auparavant, etc. Suivant un implacable cercle infernal !   

Déjà il s'agit de comprendre que lorsque les tous petits crient, pleurent ou frappent autrui, c'est autant pour expérimenter les relations humaines en globalité que pour mieux nous interpeller, nous, parents. Initialement c'est bien d'abord pour nous faire réagir, pour que cela crée une réaction en nous, vers eux, donc pour créer un lien... Ensuite cela peut être pour expérimenter tous les différents sentiment
s, émotions et autres compétences spécifiquement humaines qu'ils ressentent très vivement autour d'eux et en eux mais ne maîtrisent pas encore, ni ne comprennent forcément très bien, même et surtout à l'adolescence. N'oublions jamais qu'il n'est pas simple de grandir dans un monde si complexe, dont les plus jeunes ne connaissent encore ni les codes sociaux et moraux, ni même les "règles du jeu". Sachant que la plupart des adultes ne les connaissent ou ne les respectent même pas eux-même généralement... De l'autre côté, on ressent bien que lorsque nous-même crions, pleurons ou tapons nos enfants, c'est souvent parce que cela réveille en nous beaucoup de frustrations, et notamment l'enfant battu, humilié ou désespéré encore enfouie en nous, comme la part de spontanéité voir d'animalité que nous cherchons désespérément à faire taire depuis toutes ses années.  

Voilà pourquoi, il n'est souvent pas facile pour les parents d'accepter que le principal problème vient d'EUX, avant de venir de leur enfant. D'ailleurs, bon nombre ne l'accepteront jamais et arrêteront généralement là leurs premières recherches. Jusqu'à ce que les conflits prennent de telles proportions avec le temps, et surtout dès la pré-adolescence, qu'ils ne pourront plus faire autrement que de les regarder en face, de les subir ou de les rejeter. Malheureusement, cela arrive parfois un peu trop tard ! Parfois même cette "nécessaire crise d'opposition" (généralement jusque 3 ans environ) n'interviendra qu'à l'adolescence ou même encore longtemps après, ce qui est pire encore finalement ! Alors qu'au contraire, en commençant plus tôt nos recherches pour améliorer notre communication avec nos enfants, nous n'aurions probablement pas abîmé autant nos relations avec eux. Car, la principale difficulté ici, c'est bien que l'éducation non-violente demande d'abord du temps. Temps que nous ne prenons généralement plus désormais ! Cela exige également un très long travail de prise de conscience de nos propres "travers" d'adulte, une remise en question personnel de nos systèmes complexes de pensées et fonctionnements : nos petites manies, défauts, exigences, habitudes, peurs, actes d'égoïsmes, d'orgueils ou de pouvoirs, etc. Voilà pourquoi, il s'agit avant tout d'un travail sur soi avant d'être un travail sur l'autre. Car, pour changer notre relation aux autres, il faut bien accepter d'abord de changer soi-même, n'est-ce pas !

- "Mais, alors comment faire autrement ?"

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Il est toujours possible de faire autrement ! Mais, comme on ne peut résoudre que les problèmes ayant déjà pu être identifiés par nous-même, et qu'on ne trouve ensuite de solutions que si celles-ci résonnent d'abord en nous, on n'apprendra rien non plus que ce qui a un réel sens pour nous, avant d'avoir un sens pour l'autre. De la même façon qu'un enfant qui découvre le monde extérieur principalement à travers le regard et le corps de ses parents, en les imitant et en se référant à leurs propres perceptions d'autrui, du "Bien" ou du "Mal", du "Beau" ou du "Laid", etc. ; aucun parent n'apprendra jamais d'autres parents, et moins encore de ses propres enfants, s'il n'accepte pas, en priorité, d'avoir besoin d'apprendre d'eux. En fait, les enfants ne sont jamais que le prolongement de nous-même, avec tous nos défauts et toutes nos qualités, et tous les défauts et qualités de nos propres parents, grand-parents, arrière-grand-parents, etc. En réalité, nos enfants sont le miroir plus ou moins inversé de ce que nous ne voudrions surtout pas voir, ni laisser voir aux autres. Cependant, comme ils sont très perspicaces et compétents aussi, ils s'adaptent parfaitement bien à la situation et vont poser justement le doigt sur ce qui est le plus douloureux pour nous à cet instant précis ; afin de nous faire découvrir également nos propres seuils de tolérance, nos limites corporelles ou psychologiques.

Voilà pourquoi, il n'est pas question ici de donner de quelconques conseils ou consignes aux parents. Nous ne pouvons jamais que proposer un simple espace d'échanges de paroles, sans jugements, ni solutions toutes faites, durant un temps défini dans un espace précis propice à la réflexion. Et surtout, sans psychologue, ni professionnel ou spécialiste de l'éducation pour nous proposer des exercices pratiques, des phrases ou des solutions toutes faites, parfois d'ailleurs très judicieuses, mais que nous n'aurions pas trouvé par nous-même, ni expérimenté auparavant et surtout bien "digéré" ensuite.

Et puis, nous ne fonctionnons pas tous de la même manière : certain(e)s auront besoin de lectures et d'informations textuelles pour cheminer mentalement puis physiquement dans leur aventure de parents, d'autres au contraire auront davantage besoin de rencontres physiques ou virtuelles, d'expériences tangibles ou abstraites pour ensuite réfléchir et adapter leurs comportements et façon de communiquer avec leurs proches. C'est à chacun/chacune de trouver ses popres solutions ou du moins d'expérimenter diverses pistes de réflexions puis d'actions. Le tout étant déjà de ne jamais baisser les bras, ni non plus de ne jamais rien tenir pour définitivement acquis, nos progrès comme l'amour de nos enfants ou de notre conjoint. Mais d'être toujours prêts à se remettre en question et peut-être déjà d'envisager ou de traiter les membres de notre propre famille "comme des invités de marque" (J.JUUL). Car, si déjà dans la sphère familiale les parents envisageaient leurs relations avec plus d'égalité et de liberté, ils auraient déjà fait un grand pas et notre société aussi !

- "Va-t-on envoyer tous les parents en prison pour une simple fessée ?"

bébéBien sûr que non ! Mais nous avons tous besoin de règles et de lois pour mieux vivre ensemble. Voilà pourquoi, il est du devoir de l’État français de protéger les plus faibles et les plus démunis comme les nourrissons, les bébés, les enfants ou adolescents, de la même façon que les femmes battues ou violées, les étrangers ou les personnes en situations précaires, les vieillards, les malades et que ce soit dans ses lieux publics comme privés... Non pour s’immiscer systématiquement dans la vie privée de tout un chacun, mais pour définir socialement déjà des valeurs et comportements souhaitables, un "idéal à tendre vers...". D'ailleurs, dans les pays nordiques, où de telles lois ont été adoptées depuis plus de 30 ans déjà comme par exemple en Suède, les effets sur la société entière s'en ressentent : moins de violences domestiques, de délinquances, vols, viols, harcèlements, violences sociales, etc.

On sait depuis longtemps déjà que : "Art.4 : La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. Art. 5.  : La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas." (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen). Donc progressivement l'enfant apprendra que sa propre liberté ne peut pas s'acquérir aux dépends d'autrui (pas plus de ses parents que de ses camarades ou professeurs). Voilà pourquoi, nécessairement elle s'appliquer et se préserve que si elle est préalablement encadrée par un certain nombre de règles fixes, sociales comme familiales. Ainsi, de chaque côté existe bien un cadre plus ou moins explicite, mais aussi plus ou moins souple chaque fois, puisque comme ces règles ne sont pas clairement défini dans nos lois, elles peuvent, et doivent même, être remises régulièrement en question en fonctions des personnes, situations ou circonstances comme des sociétés, cultures, religions, etc.

En fait, pas plus les enfants que les adultes n'adhèrent aux règles trop strictes et arbitraires. Ils ne répondent à une certaine forme d'autorité que s'ils en ressentent le besoin et le respect. Mais l'autorité n'est pas l'autoritarisme, et la discipline ou autodiscipline n'est que le premier signe de notre maturité, comme de notre réelle liberté de penser et d'agir. mais il nous faut parfois beaucoup de temps pour l'obtenir soi-même. C'est pourquoi, il faut que nos lois protègent mieux tous les enfants des châtiments corporels et violences ordinaires qui forment le lit de l'autoritarisme, du despotisme et de la tyrannie (cris, menaces, injures, insultes, humiliations, soumissions, punitions ou récompenses, etc.), et qui, on y pense moins en tant que jeunes parents, pourra tout à fait finir par nous faire passer du statut de "bourreaux" à celui de "victimes" lors de conflits familiaux récurrents. En réalité, pour faire progresser notre société vers plus de maturité, d’Égalité, de Liberté et de Fraternité, il nous faudra déjà apprendre à balayer devant notre porte, au sein de notre propre maison.  

D'ailleurs, il est fortement regrettable que la France, pays de ces fameux Droits de l'Homme et du Citoyen, néglige autant les droits fondamentaux de ses propres enfants. Puisque qu'encore en 2015, nous restons l'un des derniers bastions de "l'Enfantisme", attitude extrémiste de certains parents qui se vantent, en public comme en privée, de régulièrement "corriger", fesser, claquer ou blesser son ou ses enfants à plusieurs reprises et toujours "pour leur bien et leur éducation", "parce qu'une correction de temps en temps, ça n'a jamais fait de mal à personne", n'est-ce pas ! Et bien SI, cela fait beaucoup de mal à autrui, au contraire ! Et il est inacceptable encore qu'en France des lois plus claires sur la Violences Éducatives Ordinaires (http://www.oveo.org/) et notamment l'abolition des châtiments corporels dans le cadre familiale n'existent toujours pas aujourd'hui, alors que plus de la moitié des États Européens ont déjà légiféré là-dessus depuis longtemps, sans que cela n'ai depuis porté atteinte à l'autorité parentale dans ces mêmes pays, bien au contraire ! C'est d'ailleurs ce qu'à souligner le Conseil de l'Europe lorsqu'il a épinglé en 2015 la France comme mauvais élève au sujet du respect des droits fondamentaux des enfants : http://www.20minutes.fr/societe/1552375-20150302-fessee-toleree-france-pourrait-etre-punie-conseil-europe

Alors enfin, en juin 2016, un nouvel amendement à l’article 371‑1 du Code Civil stipulera : "l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles. » Ceci marque donc le revirement actuel de la France qui semble enfin motiver à prendre en compte désormais la notion de VIOLENCES ÉDUCATIVES ORDINAIRES (claques, fessées, cris, harcèlements, etc.) dans notre pays, au travers de ce premier amendement qui contrecarre désormais la notion communément admise de CHÂTIMENTS ÉDUCATIFS ! http://www.danslesbras.org/dernieres-nouvelles-DLB/loisurlesviolenceseducatives

- "Mais, il faut bien mettre des limites pour éduquer nos jeunes !"


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Et pourquoi ce qui serait valable pour les enfants et adolescents ne serait pas aussi valable pour les adultes ? Pourquoi toujours utiliser le mot "limites" lorsqu'on parle d'un plus jeune et de "règles" lorsqu'on parle d'un plus ancien !? C'est bien arbitraire comme utilisation du langage ici : les plus petits devraient donc être limiter alors que les plus grands pourraient suivre des règles communes  ! D'ailleurs le mot "éduquer" a deux racines et donc significations en fait : soit du latin ēdŭcāre ou educo (« nourrir, instruire, former, produire ») soit de educere qui signifie "conduire hors de" soi-même, idée de grandir de croître, d'élever, etc. A chacun donc de choisir s'il chois de "former" autrui à son image ou de "l'élever" au dessus de soi...

Ainsi à l'éternelle question que tout un chacun se pose un jour : faut-il fixer des règles à nos jeunes lionceaux ? Évidemment, OUI ! Autant de notre côté que de celui des enfants en réalité qui n'ont pas encore la maturité nécessaire pour comprendre et apprendre progressivement les codes de vie en collectivité, les valeurs et règles de notre société, la politesse et le respect comme les relations codifiés entre adultes, la complexité des sentiments, la maîtrise de nos moyens modernes de communication, la générosité et la coopération avec autrui, l'échange, le partage, l'altruisme, etc. Bref, toutes ces notions si subtiles qu'on les apprend d'abord par l'observation puis l'expérimentation. 

Alors des règles, oui ! Des limites, non ! La frontière subtile ici est en réalité très importante et fera toute la différence dans les relation parent-enfant comme dans les droits et devoirs que vous saurez expliquer et faire accepter aux plus jeunes. Car si ceux-ci ne reçoivent jamais que des ordres et menaces ou punitions venant de l'extérieur comment comprendront-ils un jour l'absolue nécessité de se fixer soit même des règles et des objectifs personnels !? Comment intégreront-ils les compétences et notions d'efforts et d'autodiscipline ou de valeurs sociales très utiles en collectivité comme le courage, la générosité, le partage, la franchise, l'honnêteté, le respect des hommes et animaux, de la nature de l'environnement, etc. Si dès l'enfance, ils n'observent ou ne vivent eux-même rien que violences, humiliations, châtiments et réprimandes ? Comment leurs transmettre ensuite ces valeurs si essentielles à acquérir pour leur avenir, relations amoureuses et amicales comme leur évolution professionnelle ou sociale. 

Voilà pourquoi nous devrions plutôt parler de "règles" ou mieux de "compromis" et "accords" au lieu de "limites" éducatives. D'autant qu'il n'existe aucun parent, ni éducateur ou enseignant qui n'ai jamais fixé de règles plus ou moins claires et stables à leurs enfants. C'est juste que les limites et règles de chacun sont très relatives d'une famille, société ou institution à l'autre et même d'un individu à l'autre. Nos propres seuils de tolérance sont également très variables et subjectifs en fonction des personnes, de leurs âges, sexes, professions, histoires et surtout éducations, etc. Cependant s'il est juste de chercher à expliquer clairement ses propres "limites physiques ou physiologiques" aux autres (enfant, adulte ou vieillard d'ailleurs), cela ne signifie pas pour autant qu'il soit normal de chercher à les "limiter" ni dans leurs actions, ni dans leurs pensées, désirs ou émotions ! Peut-être que si parents et enfants établissaient ensemble leurs propres règles familiales ou de vie en collectivité, ils les accepteraient chacun beaucoup mieux et les suivraient plus volontiers. De même qu'il peut être tout à fait légitime de chercher à les remettre en question, de temps en temps ; c'est bien ce que nous faisons nous-même régulièrement au quotidien ou quand nos propres lois nous semblent obsolètes. Histoire aussi de pouvoir les améliorer par la suite et apprendre à repousser nos propres limites pour mieux avancer... 

Ne vaudrait-il pas alors entre parents et enfants accorder nos volontés, désirs, besoins, souhaits comme on accorde deux instruments de musique différents pour créer une belle musique voir harmonie ? Car, une relation réellement épanouissante en famille comme en couple, entre amis ou collègues, exige d'abord de respecter en priorité les spécificités et bien-être de l'autre sans forcément se sacrifier pour cela ni systématiquement combler autrui à nos dépends non plus. Et c'est aussi valable pour la plupart des mères qui oublient bien trop souvent de répondre à leurs propres besoins, puis s'étonnent ensuite que les autres ne s'en soucient guère davantage... 

Alors, certes, cela peut sembler assez utopiste et irréalisable à priori de chercher un terrain d'accord ou un possible consensus familial. Surtout que chacun possède sa propre sensibilité et perception du monde et donc du "Bien" et du "Mal" comme du Bonheur. Pour certaines personnes, leur priorité peut même être de vivre toute leur vie justement aux dépends d'autrui, de le dominer, de le violenter souvent, pour reproduire les schémas affectifs qu'ils ont toujours connus enfant. Mais, à moins d'être un pervers narcissique affirmé ou un hypocondriaque qui fuit les autres en préférant vivre seul, nécessairement nous nous trouvons obligés à un moment ou l'autre de mettre en place un minimum de règles de vie et de "politesse", sans lesquels règnent chaos et anarchie dans chaque famille ou société. 

Malheureusement, dans beaucoup d'endroit règne effectivement la discorde plutôt que l'harmonie, le chaos et l'anarchie plutôt que le respect et l'écoute mutuelle ou encore les ordres et règles strictes domines, dans un système monarchique ou empirique qui se pense stable et rassurant alors qu'il n'est que château de carte ou de sable mouvant... La réelle démocratie (du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, aujourd'hui souvent interprété comme « souveraineté du peuple ») ne peut qu'être consensuelle... D'ailleurs, les parents comme les enfants en sont les premières et malheureuses victimes ou bourreaux, plus ou moins volontairement d'ailleurs ! Entre éducation trop laxiste ou trop répressive existe heureusement tout un champs immense de découvertes à expérimenter, si ce n'est déjà le judicieux silence à redécouvrir et le temps à apprendre à ralentir, enfin... Voilà pourquoi, il vaudrait mieux parler ici de découvertes éducatives entre parents chercheurs "qui ne savent qu'une seule chose, c'est qu'ils ne savent rien" ! Parce qu'il leur faudra sans cesse continuer à chercher à améliorer leurs relations avec leurs enfants comme avec autrui, afin de grandir soi-même chaque jour davantage. L'important étant non le résultat, mais bien le chemin parcouru.

"Pourquoi frapper un adulte serait une agression, frapper un animal de la cruauté, mais frapper un enfant serait de l’éducation !?"

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Voir aussi : http://www.danslesbras.org/dernieres-nouvelles-DLB/faut-iluneloipourinterdirelesviolenceseducativesordinaires

http://www.regardconscient.net/archi14/1407champsocial.html

http://www.danslesbras.org/dernieres-nouvelles-DLB/loisurlesviolenceseducatives

 

Pour voter POUR ou CONTRE une loi anti-fessée : http://www.metronews.fr/info/votez-violence-faite-aux-enfants-faut-il-une-loi-pour-interdire-les-gifles-et-les-fessees/mpdt!kc6vhsLbiYR4g/?utm_source=Facebook&utm_medium=Facebook&utm_campaign=Facebook-Page-Metronews#link_time=1461167808

Pour vous motiver déjà sur l'impact de nos actes sur nos enfants et notamment sur la "gifle ou claque", voir sur Youtube :

http://fr.wikihow.com/donner-une-fess%C3%A9e# (pour vous dégoûter définitivement de la fessée et surtout des personnes qui s'en vantent :-(

http://www.famille-epanouie.fr/douces-violences/ (pour démontrer tous les petits gestes, paroles, remarques blessantes que tout les adultes font ou ont fait aux enfants)

Les pays où les châtiments corporels n'existent pas : http://www.oveo.org/si-jaurais-su-je-serais-ne-en-suede/

Les lieux où ils sont bannis : http://m.lavoixdunord.fr/region/villeneuve-d-ascq-cette-creche-qui-s-engage-pour-ia28b50417n3167260



Et pour vous permettre aussi de trouver d'autres façons de communiquer, en avançant à votre rythme : 
Parents efficaces, de Thomas GORDON, éditions Marabout, 1970
Parrents épanouis, enfants épanouis, de Adèle FABER et Elaine MAZLISH, éditions Relations plus, 2001
Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent, de Adèle FABER et Elaine MAZLISH, éditions Relations plus, 2002
La Fessée, questions sur la violence éducative, d’Olivier MAUREL, éditions La Plage, 2005
"J'ai tout essayé !", d'Isabelle FILLIOZAT, éditions JC Lattès, 2012
L'art de dire non en ayant la conscience tranquille, de Jasper JUUL, éditions Chronique Sociale, Lyon, mars 2012  
***Regarde... ton enfant est compétent, de Jasper JUUL, éditions Chronique Sociale, Lyon, avril 2012

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Peps,

Recevoir les lettres d'information :
CREA - J-P Lepri : http://www.education-authentique.org/uploads/PDF_LEA/LEA_62.pdf

Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire (OVEO) : http://0liviermaurel.free.fr/index.php/bibliographie/la-fessee/

Emission radio : France inter (Humeur vagabonde, par Kathleen EVIN, dimanche 25 décembre 2016) intitutée "Présumées coupables", D'Eve à la femme tondue à la Libération, Les femmes sont-elles toujours "présumées coupables" ? https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-25-decembre-2016

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Association DANS LES BRAS,
2 mars 2015 à 02:45