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Le placenta et le cordon

A qui appartient le placenta et le cordon ombilical ?

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A vrai dire, étrangement, d'un point de vue légal et juridique, les parents n'ont toujours pas actuellement en France l'entière propriété du placenta et du cordon ombilical de leur enfant ! Selon la loi de Bioéthique de 2011, les hôpitaux n'ont même plus besoin de demander leur accord aux femmes pour prélever une partie de leur corps à leur insu ; plus ou moins, car les explications restent sommaires et partiales évidemment là-dessus. Il faut au contraire qu'ils expriment explicitement et par écrit leur désaccord sur ce "don d'organe"... Alors imaginer les étrangers, les illettrés, les handicapés, les sourds, les "simples d'esprit", les... et puis tout ceux que cela n'intéresse même pas ! Ou comment utiliser l'ignorance des gens sans leur accords ou plutôt leurs refus !?

Certes, nous avions déjà pu constaté de nos yeux que, dans certaines situations et établissements publiques ou privés, le corps des femmes en couche, (voir même hors maternité mais c'est un autre sujet !) comme le corps de leur enfant lui-même, n'appartenait pas réellement au famille à l'intérieur des structures hospitalières ! Comme si ceux-ci endossaient alors "la responsabilité de..." ses deux corps-objets et non sujets autonomes et pensant : césariennes programmées sans raisons valables, informations insuffisantes avant-pendant-après la naissance, actes médicaux iatrogènes et soins plus ou moins planifiés précocement, donc abusifs et parfois même totalement intrusifs dans l'intimité des parents et dans le corps de leur enfant, absence, refus ou négation de prendre en compte la parole d'autrui et encore pire de demander le consentement de la mère ou du père avant, intimidations des deux partenaires, tentative de séparation et paternalisme récurrent, voir même dénonciations ou menaces de signalement aux organismes sociaux avec placements abusifs ou poursuites judiciaires, etc. Mais il apparaît de plus en plus clairement désormais que cela provient surtout de la perception culturelle que nous avons généralement du corps féminin et surtout maternel, de ses fonctions comme des rites qui entourent encore et toujours lors de la Naissance et notamment la place accordé ou non au placenta, œuf matrice de l'espèce humaine et donc de la Vie en générale. 

"L’article 7 de la loi reconnaît enfin leurs vertus thérapeutiques en alignant leur statut sur celui des tissus, cellules et produits du corps humain. La loi confirme aussi que la collecte du sang de cordon ne peut se faire que dans le cadre d’un don anonyme et gratuit. La conservation à des fins personnelles ou intra familiales est donc exclue, sauf si une nécessité thérapeutique a été reconnue au moment de la naissance et du prélèvement pour bénéficier à l’enfant ou à un membre de sa fratrie. Dans tous les cas, la conservation pour un usage futur hypothétique est interdite. Il en est de même pour le prélèvement et la conservation à des fins auto-logues à l’étranger, supprimant la légitimité des banques commerciales (...)" - http://sangdecordon.org/blog/la-nouvelle-loi-de-bioethique-enfin-promulguee/

Ainsi, la question se pose bien malheureusement et techniquement encore en ces termes : à QUI appartient le corps des femmes enceintes et du fœtus à naître !? Car même si celle-ci fut longuement débattue durant des siècles et générations, le combat est loin d'être clos visiblement pour que de telles loies passent encore sans l'avis de l'ensemble de la population féminine de France ! Surtout lorsqu'on lit attentivement les débats à l'assemblée nationale lors de la proposition de loi passée en 2008-2009, par le Député Daniel MESNOT, "relative au prélèvement et à la conservation des cellules souches issues du sang de cordon ombilical," à des fins exclusivement thérapeutiques évidemment : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1938.asp

Alors que de l'autre côté, on reçoit encore en 2015 ce type de témoignage anonyme :

"Je vous contacte pour une de mes connaissances qui vient d'accoucher.
Elle avait programmé un AAD auquel elle a dû renoncer car arrivée à 42SA et après rupture de la poche, le liquide amniotique était teinté.
La maternité dans laquelle elle a accouché refuse de lui restituer son placenta, invoquant une loi qui ne leur permettrait pas de la faire.
Elle tient absolument à le récupérer, le placenta est sain, elle n'est atteinte d'aucune maladie, les analyses effectuées à l'accouchement sont bonnes.
Le directeur de la structure va laisser la décision finale au tribunal administratif.
Auriez-vous connaissance d'un cas dans lequel la parturiente aurait eu gain de cause et si oui, des pistes afin d'aider cette personne à monter un dossier pour défendre sa requête ?
Cette accumulation de choses qu'elle vit comme des échecs fait qu'elle bascule vers la dépression, aussi, je vous remercie par avance de l'attention que vous porterez à ma demande."

L'impact du clampage précoce sur le bébé et sa mère ?

Pourtant cette question de l'intervention médicale sur le cordon et le placenta est d'une importance vitale ! Car, comme le recommande depuis plusieurs années déjà l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il faudrait plutôt retardé la séparation mère-enfant afin que bébé reçoive davantage de fer via le sang de son cordon, et diminuer ainsi le "stress oxidatif" (cellules de radicaux) donc les risques éventuels d'ictère et autres inflammations et mutagenèse... En prenant juste quelques minutes supplémentaires, surtout si celui-ci cesse de battre de lui-même avant de le couper, on éviterait aussi de séparer trop précocement et brutalement surtout le nouveau-né du corps maternel. Surtout si celui-ci est placé tranquillement en peau-à-peau sur le giron chaud et rassurant de sa mère en position d'allaitement ; sans le forcer non plus à téter trop vite ! De plus, ceci réduirait également les risques d'hémorragie maternelle du post-partum, surtout si bébé démarre sa première tète pour que l'utérus se contracte et expulse naturellement le placenta (processus physiologique), comme une douce transition entre son univers "aquatique" in-utérin et sa nouvelle respiration aérienne. 

"Dans les milieux où la prise en charge active de la délivrance est la norme, il devrait être facile de modifier le moment du clampage et de la section du cordon pour ne plus les pratiquer immédiatement après l'expulsion du bébé mais une à trois minutes après la naissance d'un nouveau-né à terme en bonne santé." - OMS 2009 : http://apps.who.int/rhl/pregnancy_childbirth/childbirth/3rd_stage/cd004074_abalose_com/fr/ 

"Le Collège national des Gynécologues obstétriciens de France (CNGOF) confirme d’ailleurs en 2012 que le clampage précoce n’est pas réalisé « dans la pratique obstétricale courante en France ». La question persistante concerne le choix entre un clampage à environ 1 minute ou bien tardif à 2-3 minutes." - http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2014/12/16/le-clampage-tardif-du-cordon-diminue-le-stress-oxydatif-chez-le-nouveau-ne-terme_718676

Et encore certains pays laissent bien plus de temps que 2 à 3 minutes ! En réalité, c'est plus une questions de protocoles hospitaliers trop stricts et de "pratiques médicales de routine" en fonction des cultures et régions du Monde. Certains auront donc davantage tendance que d'autres à bousculer la séparation physique, et donc psychique, de la mère et de l'enfant. Symboliquement à l'image de notre monde "moderne", si asservi à la vitesse justement et où il faut constamment se presser pour tout, même au moment de naître ! Il faut dire également que "le temps, c'est de l'argent !" pour le milieu hospitalier aussi et que chaque acte médical pratiqué plus tôt évitera probablement plus tard un "embouteillage" dans les salles de naissance voisines surchargées... 

Pourquoi les hôpitaux français refusent-ils de rendre le placenta
aux parents ?

Il faut savoir qu'en France tous les hôpitaux ont l'obligation de traiter les cordons et placentas, soit comme des "déchets post opératoire" - et cela même en l'absence d'opération comme dans le cas d'un accouchement physiologique - soit comme des valeurs marchandes pour "la recherche scientifique" ! Au départ, cela est venue d'une circulaire des années 1990 qui assimilait clairement le placenta aux DASRI, ("Déchets d'Activité de Soins à Risque Infectieux") et pour lesquels l'hôpital est toujours tenu responsable de l'élimination/incinération et tout un tas de procédures complexes à respecter. Cette circulaire attribuait donc de fait le placenta comme un vulgaire "déchets", selon l'unique interprétation médicale et sans aucune concertation publique là dessus ! Ainsi, la gestion des dits placentas-déchets se sont donc retrouvés à être gérer exclusivement par les hôpitaux français, sans considération aucune du fait qu'il viennent en priorité d'une partie du corps maternel et infantile, et donc qu'ils puissent leur appartenir en priorité ! D'autant que dans certains cas, cordon et placenta peuvent être associé à des pratiques culturelles, religieuses, spirituelles ou symboliques, complètement à l'opposé des recherches en thérapies génétiques ou autres... 

placenta
Car comme le stipule parfaitement Daphné MEYER dans
"Le placenta des Uns et des autres", mémoire de fin d’Études de Sage-femmes de l'Université de Nantes (2007-2012) en PJ : "Selon la loi (94-654) du 29 juillet 1994, relative, entre autre, au don et à l'utilisation du corps humain et de ses éléments, prévoit aussi une distinction pour les organes, d'une part, et les tissus et cellules, d'autres part.
Le sang de cordon entre alors dans la catégorie des tissus, cellules et produits humains prélevés à l'occasion d'une intervention médicale et apparaît comme un déchet opératoire aux yeux de la loi, comme le placenta." (...) Le Code de Santé Publique donne une définition des déchets anatomiques humains qui sont des "fragments humains non aisément identifiables" (Article R1335-1).
Il est assez intéressant, voir même inquiétant, ici de constater qu'un placenta vu plusieurs milliers de fois dans la vie d'une sage-femme ou d'un obstétricien reste toujours un "fragment humain non aisément identifiable". Si eux-même ne l'identifie pas comme étant bien un placenta et un cordon ombilical alors qui le fera !? Trêve de plaisanteries, dont nous pourrions aussi bien rire s'il ne nous faisait plutôt pleurer ou voir plutôt rouge !

- Comment se passe la collecte ? 
"En France, la collecte de sang de cordon est placée sous le contrôle du Réseau français du sang placentaire, fondé en 1999. Quelques minutes après l’accouchement, lorsque cordon et placenta ont été séparés du bébé et de la mère, le sang qu’ils contiennent est prélevé à l’aide d’une seringue. La poche de sang, stockée à 4°C, est contrôlée le jour même en laboratoire de thérapie cellulaire. Seuls les prélèvements répondant à des critères de stricte qualité sont conservés : richesse cellulaire suffisante, sérologie normale de la mère, bactériologie négative. En cas d’invalidation, les poches sont détruites ou données à la recherche médicale. En cas de validation clinique néonatale, la mère est contactée pour des contrôles six semaines plus tard. À la fin de la procédure, le don sera disponible pour tout patient compatible grâce à son inscription sur le registre France Greffe de Moelle.

Il existe actuellement cinq banques publiques de sang de cordon en France et plus de 30 maternités où ce sang peut être collecté. Ces banques sont publiques, avec un fonctionnement gratuit comme pour les dons de cellules souches d’autres origines ou les greffes d’organes." (Bioethique, janvier 2015 - http://www.bioethique.net/le-sang-de-cordon-ombilical-un-nouvel-espoir/)

- La question de la propriété d'un "déchet humain" :

Car, dans les consciences actuelles de la plupart des professionnels de santé, cordon et placenta restent encore davantage des "déchets" plutôt que des organes à "vertues thérapeutiques" ! Le plus inquiétant étant encore d'apprendre que justement le choix au départ, fort astucieux de la part du législateur d'ailleurs, de classer le cordon et le placenta humain dans la catégorie des "déchets opératoires" ou "fragments humains non aisément identifiables" et non parmi les "organes humains aisément identifiables" est qu'alors il ne devient plus nécessaire pour eux de demander l'accord de qui que ce soit, en réalité ! Ainsi donc la plupart des cordons et placentas récupérés pour la recherche médicale, cellulaire, génétique ou autres par des laboratoires publics ou privés ne sont tout simplement ni des dons, ni des achats puisqu'ils n'apparaissent nullement part, en réalité ! Beaucoup pensent que les parents acceptent tous volontiers d'offrir leurs "cellules souches" et "greffons" via le sang du cordon et placenta, mais comme peu savent exactement de quoi il en retourne, il est d'autant plus facile de les faire disparaître en les re-transformant à nouveau en cellules souches encore moins identifiables. Comme plus besoin de consentement éclairé du patient, "déchets" ou "tissus humain", désormais ces cellules peuvent aisément partir pour... l'étranger (importation ou exportation). D'autant que, comme toujours selon la bonne vieille logique industrielle, le produit de base ainsi métamorphosé en cellules ou tissus microscopiques peut être véhiculé et commercialisé alors un peu partout dans le monde, à loisirs et sans aucune exigence de traçabilité ! 

- La question de la propriété d'un produit humain :

Qu'importe ! Me direz vous : "tant que c'est pour la science ici ou ailleurs !" ! Et ben, non ! Car il est alors assez aisé ici de faire la comparaison avec le don de lait humain, qui ne peut certes pas être considéré comme un "fragment humain non identifiable", mais qui jouit aussi d'une réglementation sévère et d'une méthode d'expression, de conservation et de congélation non moins contraignante en milieu hospitalier ; autant dans le recueil et le conditionnement que lors du processus d'acquisition... Car, il s'agit encore là d'un don au départ totalement gratuit en France, et indiscutablement nécessaire pour la survie de nombreux bébés prématurés ou malades ici. Cependant, s'il y a bien "consentement libre" des mères allaitantes, celles-ci ne sont pas toujours suffisamment ni éclairées sur les conséquences, ni sur les objetifs finaux de ces dons gratuits de lait maternel... Car peu savent qu'en réalité plusieurs millions échantillons de ces nombreux laits maternels, frais ou congelé et déposé méticuleusement dans les lactariums de France, seront ensuite régulièrement "offert gratuitement" aux industriels de l'agro-alimentaire (comme Nestlé, Danone et autres) via leurs laboratoires de recherches et d'analyses, en vue évidemment de tenter de le "recopier" pour produire leur lait industriel et artificiel en poudre, bien "pâles" copies des divers laits maternels vivants. C'est encore un scandale que peu osent dénoncer dans le milieu hospitalier, de même que le recyclage des fœtus avortés ou des embryons mort-nés réutilisés aussi par les laboratoires pharmaceutiques, etc.

- La question de la propriété d'un fragment humain :

En résumé, que du corps des femmes sortent des fœtus, des placentas, du lait, de l'urine ou du sang, il n'en demeure pas moins que de toutes évidence le secteur publique comme privé n'a aucun intérêt à diffuser davantage d'informations là-dessus au grand public, ni à recueillir non plus davantage les autorisations des parents. Cela surtout afin de s'assurer de toujours conserver l'entière propriété des fragments/déchets humains que nous laissons d'ailleurs tous négligemment "traînés" derrière nous après chaque passage dans un hôpital ou un laboratoire d'analyses. 

Mais alors, que se passe-t-il pour ceux et celles qui désirent les conserver quand même ? Et bien, le seul moyen "légal" actuellement possibles pour les parents reste exclusivement de s'en tenir au cadre thérapeutique (greffons), en en faisant préalablement la demande auprès des banques publiques constituées par le Réseau Santé du Sang Placentaire et surtout de bien justifier le pourquoi d'une telle demande (examen de passage très sélectif, attention faut donc avoir un certain niveau d'études, donc social !). Car le don comme la vente au secteur privé étant toujours officiellement interdite en France, ils ne pourront pas espérer les récupérer par cette voie là directement ; à moins d'Accoucher A Domicile (AAD). Même si, comme on va le voir notamment à travers ces 2 articles de @Slatefr en 2009 et 2010, leur "re-vente" se pratique toujours officieusement en France !
 

http://www.slate.fr/story/29867/placenta-cellules-souches-commerce

"La situation française

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Elle est paradoxale (placentas et cordons ombilicaux sont dans l'immense majorité des cas considérés comme des «déchets opératoires» et traités comme tels); elle est aussi  parfaitement résumée dans un rapport de la sénatrice (UMP, Paris) adopté il y un an par la commission des affaires sociales du Sénat. Le contexte officiel est sans nuance: la Direction générale de la santé, l'Académie nationale de médecine et le Comité consultatif national d'éthique se sont tour à tour déclarés opposés à la création de banques privées ayant pour objet le prélèvement et le stockage de sang de cordon pour un usage strictement personnel. Ils ont sur ce point été rejoints par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français qui son déconseille «aux professionnels de la naissance d'accepter de faire des prélèvements de sang de cordon en vue d'une conservation dans une banque privée à la demande des parents». (...)

Rebondissement et polémique

C'est dans ce contexte, et alors même que la Fondation Générale de santé annonce les premières concrétisations de ses engagements, que survient l'initiative du député Meslot. Sa proposition de loi vise donc bien à instaurer une information systématique de tous les futurs parents et d'ouvrir ce système aux sociétés privées tout en mettant en place un modèle de banque mixte, à la fois «familial» et «solidaire». Ceci est semble-t-il désormais techniquement possible, le dépôt sanguin pouvant le cas échéant être à l'avenir partagé et utilisé à des fins privées et collectives. (...)

L’Agence de biomédecine va désormais plus loin : «Certaines sociétés privées étrangères proposent à des parents dans des maternités françaises de conserver le sang placentaire de leur enfant, moyennant finances, dans la perspective d’une éventuelle utilisation future. Or, le bénéfice pour l’enfant d’un recours à ce type de greffe n’est pas avéré scientifiquement : aucune étude ne démontre à ce jour l’efficacité thérapeutique des greffes effectuées à partir de son propre sang de cordon. Par ailleurs, pour effectuer cette conservation dans les pays qui l’autorisent, ces sociétés privées proposant la conservation du sang placentaire pour soi-même demandent aux parents de transporter ou d’envoyer par colis le sang de cordon prélevé. Cette pratique est illégale et est punie par le code pénal (article 511-8 à 511-8-2 du Code pénal)."

Extraits du Code Pénal :

Article 511-8 :

Le fait de procéder à la distribution ou à la cession d'organes, de tissus, de produits cellulaires à finalité thérapeutique ou de produits humains en vue d'un don sans qu'aient été respectées les règles de sécurité sanitaire exigées en application des dispositions de l'article L. 1211-6 du code de la santé publique est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

Article 511-8-1

Le fait de procéder à la distribution ou à la cession en vue d'un usage thérapeutique de tissus ou de préparations de thérapie cellulaire en violation des dispositions de l'article L. 1243-5 du code de la santé publique est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

Article 511-8-2

Le fait d'importer ou d'exporter des organes, tissus, cellules et produits cellulaires à finalité thérapeutique, en violation des dispositions prises pour l'application des articles L. 1235-1 et L. 1245-5 du code de la santé publique, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.

(...) "L’affaire a commencé en France grâce aux travaux du Pr Eliane Gluckman (hôpital Saint-Louis, Paris) qui, en 1988, à démontré les vertus thérapeutiques des cellules souches contenues dans le sang placentaire prélevé au niveau du cordon ombilical. Ces cellules régénératrices sanguines pouvaient être utilisées avec succès (comme celles prélevées chez des donneurs de moelle osseuse) chez des personnes souffrant des graves maladies sanguines. Elles peuvent aussi être conservées par congélation et stockées dans des «banques» en attendant d’être utilisées chez des malades receveurs immunologiquement compatibles. Différentes banques ont, depuis été, créées dans la plupart des pays industriels, le paradoxe voulant que la France soit en situation de constante pénurie.

C’est ainsi qu’en 2009 les responsables sanitaires ont dû importer 70% des greffons qui sont utilisés soit un coût de 4,5 millions d’euros à la charge de l’assurance-maladie (coût unitaire du greffon compris entre 15.000 et 25.000 euros). La situation pourrait toutefois évoluer grâce à une augmentation du financement public et une association public-privé via la fondation Générale de santé. Le nombre des banques et des maternités (publiques et privées) associées au réseau de l’Établissement français du sang augmente. Parallèlement de plus en plus de femmes enceintes sont informées de la possibilité d’effectuer le don de ce qui, sinon, est détruit. «L'objectif est de poursuivre la dynamique en faveur de l'augmentation du nombre de greffons conservés, précise la sénatrice (UMP, Paris) Marie-Thérèse Hermange très mobilisée sur cette question et auteur d’une proposition de loi sur ce sujet. Entre 2007 et 2010, on est passé de 6.000 à 10.000 unités conservées, et il y a aujourd'hui sept banques publiques et 27 maternités qui travaillent en réseau. Cependant 50.000 unités sont nécessaires pour assurer à la France l’autosuffisance. Sans cela, nous devrons continuer à importer des greffons pour un prix dix fois supérieur à celui de leur conservation en France, et avec le risque d'une qualité moindre que celle exigée dans notre pays.» http://www.slate.fr/story/29867/placenta-cellules-souches-commerce

"Le site www.genethique.org cite sur ce sujet Emmanuelle Prada Bordenave, la récente directrice générale de l'Agence de biomédecine: « Ces sociétés cherchent à ouvrir une brèche dans notre système de santé solidaire (...) la solution n'est pas d'ouvrir une brèche dans le système solidaire, il faut au contraire lui donner les moyens d'exister. C'est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de passer d'un budget de 700 000 euros annuels à 2,5 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 4 millions prévus dans le plan cancer ». Les responsables de la Société française de greffe de moelle et de thérapie cellulaire tout comme ceux de la Société française d'hématologie en appellent solennellement « à la vigilance sur les sociétés privées incitant à la conservation de sang de cordon ». Qui l'emportera ?" via http://www.slate.fr/story/14271/sang-cordon-ombilical-polemique-france-loi

Voilà donc où on est actuellement dans notre pays : les laboratoires privés sont au coude à coude avec les laboratoires publiques pour récupérer cette manne financière que représente désormais tous ces soit-disant "déchets opératoires" au départ que sont notamment le sang du cordon et le placenta des femmes et des enfants en France comme à l’Étranger. Alors que les pouvoirs publiques tentent désespérément d'en conserver l'exclusivité sous couvert de protection de la "Bioéthique" et du droit du citoyen (lequel on se demande ?) et surtout de la sacro-sainte "gratuité des dons d'organes, du sang et du lait" (qui pourtant n'en est toujours pas un, officiellement du moins) et protection dudit citoyen qui n'en sait évidemment strictement rien ! Car, au milieu de cette guerre féroce, se trouvent toujours l'enfant déjà, a qui appartenait au départ son placenta, et ses parents qui ne sont pas davantage informés, ni sensibilisés aux propriétés inestimables, effets thérapeutiques ou rituels symboliques et religieux du placenta comme du cordon lui-même. 

Comment fabrique-t-on des cellules souches embryonnaires et placentaires ?

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"Les cellules souches sont une réserve naturelle de l'organisme, reconstituant le stock de cellules spécialisées qui ont été épuisées ou endommagées (..). Nous devons fabriquer en continu de nouvelles cellules pour maintenir le bon fonctionnement de notre organisme. Quelques cellules spécialisées, comme les cellules sanguines et musculaires, sont incapables de faire des copies d'elles-mêmes en se divisant. Elles sont donc produites à partir des populations de cellules souches. Les cellules souches ont la capacité unique de produire à chaque fois qu’elles se divisent, des copies d'elles-mêmes mais également d'autres types de cellules plus spécialisées." via Eurostemcell - Portail Européen pour les Cellules souches : http://www.eurostemcell.org/fr/faq/qu%E2%80%99est-ce-que-les-cellules-souches

Issu de l'OFSP : Office Fédérale de la santé Publique : "Durant la première phase de la recherche sur les cellules souches, les cellules souches embryonnaires étaient au centre de l'intérêt. Ces dernières permettent certes de produire une très grande diversité de cellules, mais il est nécessaire, pour ce faire, de détruire des embryons humains à un stade précoce (environ cinq jours après la fécondation de l'ovule). Ce processus est contesté d'un point de vue éthique. Le graphique ci-contre illustre la production de cellules souches embryonnaires.

Le schéma décrit l'obtention de cellules souches embryonnaires. Cinq jours environ après la fécondation d'un ovule, le blastocyste est formé par division cellulaire. On y distingue deux types de cellules : la couche externe va devenir le placenta, une structure n'appartenant pas directement à l'embryon, tandis que la masse interne formera l'embryon proprement dit. On obtient des cellules souches embryonnaires à partir de cette masse interne en détruisant le blastocyste." (Dr Beatrix Rubin) - http://www.bag.admin.ch/transplantation/00698/02591/12770/index.html?lang=fr

© Graphique : ginko communication – Jan Lucht

Du coup, pour palier à ce "problème éthique" les scientifiques trouvent une autre méthode pour récupérer d'autres types de cellules souches :

"En effet, le sang de cordon est utilisé depuis 1989 pour traiter les enfants atteints de certaines maladies du sang et la recherche progresse quant à son utilisation pour traiter des adultes. (...) Après la naissance d'un enfant, le sang de cordon, contenu dans le cordon ombilical et le placenta, est relativement facile à collecter, et cela sans aucun risque pour la mère ou l'enfant. Il contient des cellules souches hématopoïétiques (de sang), des cellules normalement localisées dans la moelle osseuse. Les cellules souches hématopoïétiques (HSCs) sont capables de produire tous les types de cellules du sang : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Ces cellules souches sont responsables du maintien de la production de cellules de sang durant toute notre vie." - via Eurostemcell : http://www.eurostemcell.org/fr/factsheet/cellules-souches-de-cordon-ombilical-applications-actuelles-et-d%C3%A9fis-futurs

Plus inquiétant encore est cette découverte que des cellules souches provenant de fœtus de bovin, d'origine étrangère le plus souvent donc sans garanti de traçabilité, seraient utilisés pour la fabrication des vaccins en France : http://www.francetvinfo.fr/economie/serum-foetal-bovin-la-france-doit-elle-se-faire-du-mauvais-sang_867145.html


Alors, à quoi peuvent bien servir ses cellules souches ?

A énormément de choses, en fait ! Voilà pourquoi l'Express titrait dans un article en décembre 2008 : "Des organes au sang, en passant par les tissus et les fameuses cellules souches, les éléments du "kit" humain font l'objet d'un étonnant commerce à travers la planète. Ce marché en pleine expansion pose bien des questions éthiques, à l'heure où la science peut régénérer des pans entiers du vivant."
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/corps-a-vendre-en-pieces-detachees_725859.html

- Cellules souches - Le réparateur universel

Contrairement aux cellules "ordinaires" de l'organisme, les cellules souches ont la capacité de se multiplier indéfiniment, comme les cellules cancéreuses. Elles sont aussi "indifférenciées", et ont le pouvoir de donner naissance à plusieurs types de cellules, capables de fonctionner dans tel ou tel organe ou tissu (foie, pancréas, peau...). Les promesses de ces "matrices" biologiques paraissent ainsi quasi illimitées. En voici quelques exemples:


Réparer les dents. Au laboratoire de la faculté de chirurgie dentaire de Paris, le Pr Michel Goldberg a réussi à régénérer des dents d'un rat en réactivant des cellules souches présentes dans la pulpe dentaire, grâce à une molécule baptisée "peptide A-4". Au bout de quatre-vingt-dix jours, la cavité est remplie par un nouveau tissu. Les premiers essais sur l'homme sont programmés d'ici à cinq ans.

Réparer le coeur. A l'Hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, le Pr Philippe Menasché traite des malades souffrant de séquelles d'infarctus avec du tissu cardiaque obtenu à partir de la culture en éprouvette de cellules souches prélevées sur les muscles des patients. Injecté dans le coeur, ce tissu en reconstitue les parties lésées. A la clinique universitaire de Munich (Allemagne), le chirurgien Ralf Sodian fabrique des valves cardiaques à partir de cellules dérivées de sang de cordon ombilical. Déposées sur une structure en matériau biodégradable, elles se développent en formant un tissu cardio-vasculaire qui pourrait être réimplanté dans un coeur défaillant.

Soigner des maladies génétiques. A l'hôpital parisien Saint-Vincent-de-Paul, le Pr Patrick Aubourg soigne des enfants atteints de leucodystrophie (une pathologie héréditaire des lymphocytes qui affecte gravement le système nerveux) en leur injectant des globules blancs traités à l'aide de cellules souches prélevées dans la moelle osseuse. Au bout de plusieurs mois, environ 30 % des lymphocytes des enfants sont redevenus normaux.

Faire repousser la peau. Au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) d'Evry (Essonne), le Dr Michèle Martin soigne les grands brûlés avec de la peau produite en éprouvette à partir de cellules souches extraites de l'épiderme adulte. "Leur potentiel de prolifération est extraordinaire, s'enthousiasme le Dr Martin. A partir d'un prélèvement de la taille d'un timbre-poste, on peut obtenir un revêtement cutané intégral d'un être humain, soit près de 2 mètres carrés." A l'université de Modène (Italie), une équipe dirigée par le Dr Michele De Luca est parvenue à remplacer l'épiderme d'un patient atteint de plaies chroniques à l'aide de greffons de peau obtenus à partir de cellules souches.

Soigner le diabète. A l'université de Newcastle (Grande-Bretagne), le biologiste français Nicolas Forraz est parvenu à transformer des cellules souches de sang de cordon ombilical en cellules productrices d'insuline, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour le traitement du diabète insulinodépendant.

Fabriquer des cellules souches à partir de cellules adultes. Deux équipes de chercheurs, dirigées l'une par le Japonais Shinya Yamanaka (université de Tokyo), l'autre par l'Américain James Thomson (université du Wisconsin), ont mis au point, en 2006, une technique révolutionnaire qui permet de faire retourner à leur état embryonnaire des cellules de peau prélevées sur des individus adultes. Ces "cellules souches pluripotentes induites" (iPS) peuvent se développer dans n'importe quel type d'organe ou de tissu pour le régénérer.

Soigner la maladie de Parkinson. Au Whitehead Institute, à Cambridge (Massachusetts), le biologiste Rudolf Jaenisch est parvenu, en avril 2007, à réduire les symptômes de la maladie de Parkinson chez des souris traitées en leur injectant dans le cerveau des neurones issus de cellules de peau adultes revenues à l'état de cellules souches. En décembre de la même année, Jaenisch a annoncé avoir guéri des souris atteintes d'anémie falciforme (maladie des globules rouges) en utilisant la même technique.

Fabriquer des organes. A San Francisco, des chercheurs de la firme américaine Genentech ont réussi pour la première fois à reconstituer un organe entier - une prostate de souris - à partir d'une seule cellule souche greffée dans un rein de l'animal.

Faire remarcher les paralysés. Au University College, à Londres, le Dr Geoffrey Raisman a pu restituer un "début de motricité" à des patients paralysés d'un membre à partir de cellules gliales du bulbe olfactif. Aux États-Unis, la société Geron s'apprête à greffer des précurseurs de neurones de la moelle épinière issus de cellules souches foetales."
(http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/corps-a-vendre-en-pieces-detachees_725859.html)


(...) Les cordons ombilicaux constituent, pour l'instant, la principale source de cellules souches pour les médecins. D'où le développement, ces dernières années, d'un étonnant business. Près d'une centaine de banques spécialisées dans la conservation de sang placentaire ont vu le jour depuis 2003, d'abord aux États-Unis puis en Europe. Les unes, publiques, installées dans les hôpitaux et les centres de recherche, reçoivent des dons anonymes et gratuits en provenance des maternités et redistribuent les greffons en fonction des besoins. Les autres, privées - et plus nombreuses que les précédentes - sont qualifiées d' "autologues": elles s'adressent aux particuliers désireux de conserver les cordons ombilicaux de leurs enfants, afin de bénéficier, plus tard, d'un greffon compatible pour soigner un cancer ou une maladie grave."

"Les cellules souches de sang de cordon peuvent notamment servir au traitement de cancers hématologiques. Dans 95 pathologies au total, le recours au sang de cordon est envisageable"
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/du-sang-de-cordon-ombilical-pour-soigner_683624.html


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Voilà pourquoi désormais de plus en plus de parents s'intéressent aussi à ses effets thérapeutiques et notamment grâce à l'homéopathe, même si dans ce cas également la France garde un esprit inquisiteur et rétrograde : http://www.alternativesante.fr/placenta/le-placenta-remede-de-maman-et-de-bebe

Car, souvent pour les particuliers tout est surtout une question de transports (par exemple pour être enterré chez soi ou incinéré plus tard), mais surtout de conservation (en vue de futures transformations : plats culinaires ancestraux, boissons, poudres, teintures, gélules ou granules, etc.). Dans ce cas, la congélation puis la transformation en granules homéopathiques auraient pu être un avantage pratique et surtout un progrès scientifique et moderne non négligeable, au lieu d'un apparent "cannibalisme" ou autres rituels "occultes" plus ou moins ragoutants. Mais, dans notre pays aux libertés bien mesurées, encore une fois, on ne nous laisse pas ce choix là !

"Alors que le concept de corps inviolable et incessible ressemble de plus en plus à un mythe, la logique de marchandisation paraît sans limites. "Je suis effaré par le débat ouvert aux États-Unis par certains spécialistes, qui proposent d'organiser la commercialisation des organes au grand jour afin de lutter contre les trafics, s'indigne Claude Huriet. Mais qui pourra se payer un rein ? Et qui va vendre le sien ? Cette logique appliquée aux produits biologiques serait désastreuse." http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/corps-a-vendre-en-pieces-detachees_725859.html

Car, sans tomber non plus dans les excès et le "merchandising", qui existe déjà de toutes évidences à tout niveau sur ce marché juteux, et pour le coup totalement opaque et "occulte" de nos corps ainsi fragmentés, il serait tout à fait possible d'offrir plusieurs possibilités aux patients comme aux parents quant au recyclage de leurs "déchets" ou "tissus" personnels, et en toute transparence justement !

En résumé...

Voilà pourquoi, on est bien ici en droit de constater qu'on se situe bien ici en PLEIN cœur du principal problème : Finalement à QUI appartient le corps des femmes et des enfants ? 

De la même manière, qu'on peut s'interroger sur : à qui appartient la matrice utérine et ce qui en découle (fœtus, placenta, sang, lait, etc.) ? Et surtout pourquoi certains professionnels de santé et entreprises s'octroient ainsi le droit d'en disposer à leur convenance !? Car, encore une fois, comment être en mesure de conserver la pleine propriété de son propre corps, comme celui de ses enfants, où que ce soit (à l'extérieur comme à l'intérieur des institutions et des systèmes hospitaliers à caractère hiérarchique, et surtout à tendance masculine encore, qui plutôt tendance à négliger le bien-être individuel au profit du bien-être collectif, et qui oublie trop souvent de préserver les plus fragiles de toutes les manigances commerciales et mercantiles ? Et puis, enfant, où situer le légitime droit à la parole des femmes et mères face à la toute puissance masculine comme à l'actuel pouvoir omniprésent de la Science et de l’État ?

Ainsi, à l'image des pays du Nord de l'Europe (Suède, Norvège, Pays Bas...) on peut se dire que le jour où l'Etat français préservera davantage les conditions de naissance de ces citoyens et citoyennes, et que le milieu médical et scientifique respectera aussi davantage les rituels autour de la maternité alors notre pays fera à son tour un grand bond vers une amélioration sociale, davantage tournée vers le préventif plutôt que vers le curatif !

Alors, peut-être sera-il encore temps de rediscuter de cette fameuse proposition de loi sur la Bioéthique, qui devrait changer à nouveau en 2018, afin de replacer le placenta et le cordon ombilical pour ce qu'ils sont en réalité : de magnifiques organes pourvoyeurs de Vie et non de vulgaires "déchets post-opératoires" ou "fragments non identifiables" comme ils furent définis au départ et comme ils sont toujours traités la plus part du temps ! Et puis, surtout, démarrer enfin un réel débat public et médiatique autour des questions de Bioéthique comme sur les informations et choix à offrir réellement aux patients dans les hôpitaux françaises. Et notamment sur la possibilité ou non d'offrir en toute conscience ses propres organes directement et sans intermédiaire si possible à certains secteurs de recherche à choisir soi-même en plus ; ce qui les pousseraient à prendre davantage l'avis des usagers et malades ! Plutôt que de les céder ainsi sans savoir où et comme ils peuvent se retrouver, dans des secteurs publics ou privés plus ou moins obscures... Mais également d'avoir la possibilité malgré tout de les récupérer après la naissance si on en ressent l'envie et le besoin, en suivant évidemment certaines conditions d'hygiène, de conditionnement et de conservation bien spécifiques. Puisque encore une fois, rappelons que : LE PLACENTA ET LE CORDON APPARTIENNENT EN PRIORITÉ A L'ENFANT ET A SA MERE, de pleins droits au départ et en priorité, et nul ne devrait légalement avoir le droit de les prendre, encore moins sans leur consentement !  

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Autres informations : 

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Association DANS LES BRAS,
27 oct. 2015 à 10:46