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La naissance physiologique

Pourquoi préférer une naissance physiologique,
non médicalisée, si non pathologique  ?
Bienfaits pour les parents :
accouchement
  • Pour faciliter le bien-être hormonal : Lors d'une naissance sans hormones de synthèse, les hormones naturelles interviennent à des moments propices ; notamment lors de la progression du fœtus au cours des différentes phases du "pré-travail", "travail" et "expulsion", grâce essentiellement aux hormones contractiles dites aussi du "plaisir" comme l'ocytocine naturelle, bien différente de l'ocytocine de synthèse (dans votre perfusion glucosé), grâce aussi aux hormones de la détente et de l’endormissement (endorphines – morphine...). Ce qui explique aussi que certaines femmes puissent s'assoupir un peu durant la phase de "travail" ; évidemment plus facile chez soi... Puis l'arrivée à la fin de l'adrénaline au moment de la phase "d'expulsion" pour se verticaliser et mieux expulser bébé, ou plutôt le laisser naturellement s'expulser tout seul, en fait sans trop pousser ! Par contre, les hormones du stress, de la peur ou de la panique libérées trop tôt, risquent de contrarier ce fragile équilibre hormonal et de "bloquer" ensuite la progression et l'expulsion naturelle du fœtus.

  • Pour renforcer le lien parent/enfant : Les hormones naturelles du plaisir (dont l'ocytocine) interviennent significativement dans le processus d’attachement et d'apaisement de la mère et de l’enfant surtout en post-partum précoce ; ainsi que du père, des frères et sœurs, grands-parents, etc.

  • Pour impliquer activement les parents lors de la naissance de leur enfant : La pose trop précoce d'une analgésie péridurale, locale ou générale atténuera dans un premier temps la douleur maternel et l'inquiétude paternel, mais aura aussi comme principal effet secondaire de séparer le corps de la mère (et du père) de celui de l'enfant. Les parents ne sauront plus alors trop quoi faire pendant que les heures défiles et que bébé continue seul son chemin.

  • Pour diminuer les risques de complications obstétricales : Le rallongement du temps de « travail » après la pose d'un anesthésiant entraîne souvent la diminution, voir l'arrêt des contractions efficaces de l’accouchement. Ce qui peut déclencher ensuite tout un enchaînement d'actes médicaux iatrogènes, pratiqués ensuite pour tenter à nouveau de l'accélérer : médicament pour déclencher les contractions ou pose de perfusion glucosé avec ocytocine synthétique  (douleurs plus intenses et risque d'effets secondaires : https://timeo-asso.fr/content/?page=petition-cytotec ou http://www.allo-medecins.fr/actualite/handicap/07022014,autisme-l-ocytocine-et-le-chlore-acteurs-du-declenchement-de-la-maladie,99.html), demande de pose d'une péridurale précoce entre 2-4 cm de dilatation (durant 90-180 minutes puis nouvelles injections), stagnation du travail et écoute régulière et anxiogène du monitoring (douleur fœtale et ralentissement ou accélération du rythme cardiaque), puis précipitation, examens et rupture manuelle de la poche des eaux (contractions violentes), mauvaises positions du bébé et inconfort maternel, poussées inefficaces, épisiotomie, ventouse, forceps ou césarienne d'urgence, hémorragie, douleurs dorsales ou ventrales, séquelles gynécologiques ou sexuelles...

  • Pour préserver la sexualité, la fertilité et la complicité dans le couple : En effet, si les parents ne sont pas suffisamment soutenu avant, pendant comme après la naissance de leur(s) enfant(s) par un seul et même professionnel référent, ni suffisamment informé des conséquences d'une naissance trop médicalisée, ils risquent de mettre plusieurs jours, semaines, mois voir années à s'en remettre et à recréer des liens affectifs solides entre eux (cf point du mari).

  • Pour diminuer les autres inconvénients d'un accouchement long sous péridurale : Les mouvements, déplacements et positions sont obligatoirement limités autour du cathéter et d'un monitoring  non ambulatoire (sondes dans le bras, le dos ou le poignet). Il y a aussi des risques de déshydration et d'hypoglycémie, d'accélération ou de ralentissement du rythme cardiaque (fatigue, épuisement, peur, stress...). Savoir aussi qu'une péridurale peut ne pas faire effets jusqu'à la phase d'expulsion du bébé, qui ne met généralement que 10-15 minutes à sortir, voir moins si on a la chance d'assister à une vrai "auto-expulsion" fœtale... sans cris ou hurlements.

Bienfaits pour l’enfant :

  • Pour une naissance plus rapide : Un accouchement sans analgésie est souvent plus rapide qu'un accouchement avec analgésie. De plus, tous ces produits chimiques augmentent significativement les risques de ralentissement cardiaque, de déshydratation, d'hypoglycémie ou d’hémorragie maternelle...

  • Pour avoir moins d'effets secondaires et risques toxiques : Tout produit qui passe plus ou moins lentement dans le corps de la mère finira à un moment ou à un autre par passer, via le placenta ou le sang du cordon omilical, dans le corps de l'enfant. En fait, tant que le fœtus n'est pas expulsé rapidement de sa matrice (c'est-à-dire dans l'heure qui suit la pose d'un anésthesiant liquide ou l'ingestion d'un solide – médicament) et que le cordon ombilical n'est pas coupé, la vie et la santé de la mère et de l'enfant restent liée. Cela ne signifie pas pour autant que la péridurale soit toxique et négative pour les deux, mais que ses effets secondaires sont encore trop largement sous-estimés et certainement pas suffisamment expliqués aux parents, ni étudiés sur le long terme notamment sur les risques d'addiction aux drogues ou médicaments plus tard.

  • Pour diminuer  les risques de complications pédiatriques  et gynécologique : Les effets secondaires des analgésies spinales ou rachidienne-péridurale combinée (RPC) commencent à être pointer du doigt dans certaines études internationales disponibles sur internet, comme sur PubMed du NCBI - US National Library of Medecine (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12962528 ) : « Une attention particulière et un traitement rapide en cas de besoin peut atténuer les effets néfastes de la bradycardie fœtale, une dépression respiratoire et le prurit (…) La controverse tourne autour de la fréquence de l'ESE bradycardie fœtale et suivant si ce phénomène augmente le taux d'extractions instrumentales. La rapidité de l'analgésie intrathécale d'opioïdes administrés doivent être mis en balance avec les risques accrus de ponction durale et pris en compte dans le cadre de la durée totale du travail. » (Les médicaments du système nerveux central. 2003; 17 (12) :889-904. Opioïdes par voie intrathécale combinée pour la colonne vertébrale, l'analgésie péridurale au cours du travail. DeBalli P , Breen TW Source Division de l'anesthésie de la femme, Département d'anesthésiologie, Duke University Medical Center, Durham, North Carolina 27710, USA. debal001@mc.duke.edu)

  • Pour faciliter l'allaitement et la mise au sein précoce : L’impact d'un anesthésiant sur la tonicité musculaire du nouveau-né en post-partum et donc sur la prise du sein, bien que méconnu du grand public, l'est depuis longtemps des associations nationales ou internationales de protection de l'allaitement. Car, on sait désormais que la rencontre en peau-à-peau et le parcours de l'enfant jusqu'au sein maternel sera d'autant plus efficace que la naissance aura été facile, rapide avec un bébé éveillé et tonique. Cela aura d'ailleurs un impact non négligeable sur la fréquence des tétées, la mise en route comme sur la durée de l'allaitement maternel. 

  • Pour éviter les déchirures du périnée : D'après certaines études rétrospectives, il semblerait que le massage périnéal prénatal diminueraient les risques d'épisiotomie et les douleurs 3 mois après la naissance, mais non la fréquences des déchirures (!) - voir sur Maman éprouvette : http://www.mamaneprouvette.com/ "Mentionnons cependant que plusieurs autres facteurs peuvent influencer le risque de blessures du périnée, dont la position d'accouchement ou la vitesse à laquelle celui-ci se déroule."

  • Pour rentrer plus vite chez soi : Seuls les naissances physiologiques, sans pathologies graves de la mère et de l'enfant, ni interventions médicales (donc sans péridurale), sont autorisés à sortir en post-partum précoce (J1 ou J2) ET suivis par un professionnel de santé compétent. 

Voici quelques idées de positions d'accouchement efficaces pour aider bébé à descendre dans le bassin lors du "travail", mais également de l'expulsion. Grâce à la magnifique loi de la gravité ! Le mieux étant évidemment d'en inventer vous-même beaucoup d'autres ce jour-là.

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Autres informations :

Voir également le blog de Maman Éprouvette :
Le syndrome de la tortue ou pourquoi ne pas accoucher sur le dos 

Ou encore celui de Marie accouche là :