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Les Violences Medicales & Judiciaires

Nous avons été très choqué de recevoir dernièrement ce type de témoignage au sujet d'une jeune mère de 4 enfants (donc avec de l'expérience) qui a bien failli se faire kidnapper alors qu'elle était enceinte du dernier devant l'école de ses enfants non par des truands sans scrupules, mais par des policiers prévus pour la forcer à accoucher à la Maternité ! 
salle d'audience

"Je suis traumatisée par les actes, paroles et abus de signalement dont j'ai été victime lors de mon quatrième accouchement en 2015. Je suis traumatisée par l'image que l'on m'a collé, par le fait que j'ai été dénigrée, considérée comme une criminelle pour avoir voulu un AAD, alors que je voulais seulement me protéger de ces violences déjà trop subies... J'ai même été surveillé par la police qui avait ordre de m'emmener de force à la maternité deux semaines avant mon terme et avec l'accord du procureur ! J'ai bien compris les horreurs qu'on voulait encore me faire subir. Heureusement j'ai accouché la veille où la police m'attendait devant l'école de mes enfants. Mais les abus n'ont pas cessé pour autant... à cause des gynécologues comme de notre système judiciaire !

Car le procureur m'a envoyé la police !! C'est écrit dans mon dossier médical ici même ! J'ai été surveillée à mon insu durant trois mois. C'est l'hôpital qui a fait un signalement d'enfants en danger car je leur ai dit que je voulais un AAD. Alors ils ont prévenu les Services Sociaux, etc. Ils ont tenté de me voler mes aînés parce que je voulais un AAD. Ils ont fait pression sur mon médecin traitant pour qu'il marche avec eux mais il n'a pas cédé et a bien dit que mes enfants allaient très bien ! Il a eu la police dans son cabinet aussi... J'ai même eu le droit au juge des enfants parce que j'ai voulu un simple AAD ! J'ai eu gain de cause finalement mais le traumatisme reste... On m'a dénigré, rabaissé et même les écoles en ont été avertie ! Eux aussi n'ont dit que du bien de moi et de mes enfants, heureusement ! Mais c'est choquant de voir sa vie privée ainsi dévoilée au grand jour !

La police m'attendait devant l'école ! Elle est même rentre chez moi en mon absence et est ensuite revenue me voir (surtout bébé) à peine rentrer de la maternité ! Mon dossier médical personnel est passé dans les mains des Services Sociaux. La sage femme de PMI a écrit des bêtises dedans alors qu'elle ne m'a jamais rencontré et a même reçu mon compte rendu d'accouchement et ordonnance personnel. Alors secret médical complètement bafoué ! Vraiment je suis choquée à jamais, ça me fait juste pleure cette histoire... Moi qui ne fait que dénoncer les violences médicales déjà subies précédemment, là c'est la totale ! En effet, lors de ma troisième puce j'ai tellement vécu l'horreur à l'Hôpital que je me suis dit : "l'accouchement en maternité plus jamais !" Et je le leur avais dit dans un courrier qui est resté sans réponse...

J'en parle ici car j'ai tenté de porter plainte mais ma plainte a été classée sans suite par ce même procureur (!). Pourtant mon avocate avait dit au juge qu'il y avait harcèlement et a dit : "Quand je vois le nombre d'appels à son médecin traitant, c'est bien du harcèlement !" Ensuite j'ai saisi le défenseur des droits mais l'affaire a été à nouveau étouffée, ils m'ont répondu complètement à côté ! C'est l'État donc forcément... ils ne vont pas se mettre contre un service de l'État. Ils savent bien tous que lorsque tu n'as pas de grands moyens financiers pour te défendre, c'est trop compliqué ! Une avocate m'a dit : "Ils chercheront à vous abattre, ils se vengerons...."

C'est ce que je dis souvent : dès qu'on est enceinte notre corps n'est plus le nôtre ! D'ailleurs, une médecin urgentiste m'a même dit : "Vous seriez toute seule, c'était votre problème, mais là s'il y a un bébé on est obligé d'intervenir !" Comme si un accouchement était un crime et que mon bébé n'était pas le mien, que j'allais le laisser sans soins... bref du grand n'importe quoi ! J'ai toujours pris soins de mes enfants et si, à l'Hôpital, ils ne m'avaient pas humilié et maltraité auparavant je n'aurais jamais parler d'AAD, je pense... Alors Oui, c'est choquant ! Car tout s'est fait dans mon dos en plus ! Quand je voyais souvent la police, je disais pour rire : "ils me surveille ou quoi ceux-là ?" Et en fait oui c'était bien ça ! Tout cela est consigné dans mon dossier médical et encore on ne m'a pas tout donné. Par exemple il y a écrit que tout le monde était informé pour mon accouchement : SOS médecin, SAMU, ect. Même l'assistante sociale de l'hôpital s'est occupé de mon dossier sans m'avoir jamais rencontré non plus !

Les policiers, ensuite, ont fait un rapport en ma faveur, mais bon c'est traumatisant quand même d'être considéré comme une "folle dangereuse" et de risquer d'être emmener de force à l'hôpital 15 jours avant terme ! Ça aurait été catastrophique ! On m'aurait fait quoi ? Apparemment ils avaient des "ordres du procureur pour cet accouchement" (inscrit sur dossier médical), mais on ne m'a pas donné le document avec ces fameux ordres, par contre juste une note. Je pense que cela aurait pu fini en déclenchement ou césarienne, m'attacher, me droguer et me voler mon bébé ?

Pourtant je ne vois pas en quoi un AAD peut mettre davantage en danger les enfants ! Les aînés en plus qu'ils voulaient m'enlever ? Normalement pour qu'un médecin fasse un signalement il faut des traces de maltraitances ou négligences. Hors là ça n'était pas le cas et en plus des gynéco n'ont même pas consulter mes enfants, donc c'est incohérent ! En plus mon médecin traitant leur avait dit qu'il n'y avait aucun danger, donc c'est clair qu'ils ont juste voulu me nuire...

Heureusement les personnes qui me connaissent n'ont dit que du bien de moi : médecin traitant, écoles et autres témoins, mais ceux qui ne me connaissent même pas m'ont fait des crasses à mon insu et dès le départ. Par exemple, ce procureur aurait pu demander à me rencontrer plutôt que de me (pour)suivre sans connaître la Vérité ! Il a une grande part de responsabilité dans cette histoire. Alors si ce n'est pas de l'abus de pouvoir ça, qu'est-ce que c'est ? Car après les médecins nous envoie la police et les services sociaux te font passer devant un juge pour enfants en danger !! Là est la vraie preuve de tous ces abus ; comme mon médecin qui lui aussi a été harcèle d'appels car ils ont tenté de lui monter la tête.

En réalité c'est de la dictature ! Les gynécologues, le procureur comme le médecin de la PMI qui ne me connaissait même pas, ne m'ont jamais vu, n'ont jamais vu mes enfants ou ne m'ont jamais vu prendre d'autres décisions, jugées "dangereuses" comme l'AAD selon eux... Sans aucune preuve de RIEN, juste sur de l'affabulation ! Certains ont même menti, en plus, pour arriver à leurs fins, juste parce qu'on ose, nous les mères, se protéger et dénoncer les Violences Obstétricales qu'on a subi...

J'ai peur en pensant que si le médecin avait cédé, on m'aurait probablement volé mes enfants sans même que je puisse me défendre, mon bébé aurait été arraché du ventre et moi je n'y aurait pas survécu... Ils auraient détruit mes enfants, ma famille... Et après ça, c'est moi qu'on traite de "criminelle" !!"

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Ce type de témoignage révoltant, révélateurs des nombreuses violences médicales et abus de pouvoir des gynécologues ou sages femmes, n'est malheureusement pas nouveau pour nous (voir témoignages naissance), cependant ce qui est nouveau ce sont les méthodes coercitives qui ont été mis en place ici dès la grossesse pour forcer le corps de cette mère à se plier aux exigences et peurs des services médicaux, sociaux et judiciaires.

Quelle société aurons-nous demain si on laisse nos médecins, procureurs et forces de l'ordre obliger ainsi les femmes, par la peur et le harcèlement, à mettre au monde leurs petits comme, où et quand ils veulent, eux ? Il en va de nos droits fondamentaux contre la tout puissance de l’État et institutions... Ce récit fait donc totalement écho aux nombreux autres témoignages dont osent enfin désormais parler les femmes dans les médias ou sur internet et que nous dénonçons également ici : http://www.danslesbras.org/dernieres-nouvelles-DLB/lesviolencesobstetricalesetgynecologiquesenquestion