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Témoignages naissance

Voici quelques témoignages de VIOLENCES ORDINAIRES (accouchement, Allaitement, Education...) qui ne ce sont pas forcément bien passés, ce qui ne signifie pas que ce soit toujours le cas non plus ! Mais ceci démontre bien surtout que femmes et enfants ne fantasment pas lorsqu'ils disent subir ou être témoin de véritables violences banalisées, que ce soit dans certaines maternités de France, dans la rue, dans leur foyer. Donc si vous-mêmes avez envie de laisser ici vos témoignages ou photos afin de les partager ANONYMEMENT ici, n'hésitez pas à nous les envoyer à notre adresse émail : danslesbras[a]gmail.com ou sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/Association-Dans-les-bras-397414610332474/

Sachez également qu'en bas de chaque page de ce site peuvent aussi être téléchargés d'autres documents, libres de droits et diffusables à un plus large public encore pour information ! 

Témoignages Naissance & Allaitement :

- Année 2015 :

"En 2001 à la naissance de ma fille, le projet de naissance je n'en avais jamais entendu parlé. Je me suis rendue à l'hôpital pour la mettre au monde. Et j'ai vécu cet accouchement en tant que spectatrice, ne comprenant pas ce qu'il se passait autour de moi. Personne ne m'a expliqué les gestes invasifs, qui étaient en train de se pratiquer sur moi. Mon corps en est sorti meurtri... J'ai bataillé seule pour réussir à allaiter ma fille, sans aide.

Donc en 2006, pour la naissance de mon fils, j'étais mieux armée grâce à une sage femme libérale qui m'a suivie tout au long de ma grossesse. Je savais ce que je voulais et ce que je ne voulais plus, et je l'ai formalisé par écrit. Et sa naissance s'est beaucoup mieux passée. Même si tous les points n'ont pas été respectés notamment pour l'épisiotomie, qui a été pratiquée sans me prévenir.
Pour cette troisième naissance, mon souhait aurait été de mettre mon bébé au monde chez moi dans l'intimité de notre foyer, accompagnée de mon conjoint, mes enfants et ma sage femme. Malheureusement, la France est un pays sous une forte pression des différents lobbies et très peu ouverte aux alternatives naturelles en matière de santé. Et mettre au monde mon enfant seule chez moi, je ne me sens pas encore prête à franchir le pas... Alors j'irai à l'hôpital, mais encore mieux armée que les deux autres fois. Et quitte à passer pour une enquiquineuse !
Une naissance, c'est un lien très puissant qui se tisse entre la mère et son enfant et c'est un lien qui nous unit à vie. De là va dépendre la relation mère-enfant et je ne veux en aucun cas rater ce moment, car il est difficile ensuite de rattraper cette première rencontre. J'en ai fait les frais..." (C.D - sept 2015)
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Le problème essentiel est que nous sommes à la merci de l'équipe sur laquelle nous tombons. Vous devez trouver un moyen de choisir la sage-femme qui sera avec vous. Je vous recommande de trouver une sage-femme libérale, qui sera avec vous le jour J. Il y a une maternité à Aix qui accepte les femmes avec une sage-femme privée pour un plateau technique. Si vous ne voulez vraiment pas faire cela, vous aurez plus de chance de donner naissance naturellement à la mat Y et plus de chance, par contre, d'obtenir une péridurale et une surveillance étroite à la mat X. Cela dit, j'ai refusé la péridurale à la mat X, ils ont interrompu le travail à chaque étape, y compris percer la poche des eaux, me forçant à pousser sur le dos et m'ont donné du Syntocinon, etc. Tout cela sans mon consentement et contre les recommandations des revues Cochrane, CNOG, etc. Le cœur du bébé a ralenti dangereusement après la drogue et ça s'est terminé avec une extraction d'urgence. Ils ne vous permettent pas de boire pendant le travail, la climatisation ne fonctionnait pas et il n'y avait pas d'oreillers... La cerise sur le gâteau : sans me le dire, ils ont donné à mon bébé du lait en complément quand il était âgé de seulement 3 heures, malgré mon intention de l'allaiter.
Ma voisine a récemment donné naissance dans la même mat. Elle voulait la péridurale, mais n'a pas pu l'avoir, son travail s'est terminé en quatre heures. Quand il était temps de pousser, elle était dans une atroce douleur, elle avait très peur... Personne n'a essayé de l'aider, on lui a tout simplement dit qu'elle n'avait pas le choix ! Elle a été obligée de pousser avec sept personnes dans la salle, y compris deux ou trois élèves qui étaient présents sans son consentement. Excusez-moi pour être aussi franche, mais faites vraiment attention ! Je connais aussi des gens qui ont eu des expériences merveilleuses là-bas, cependant ils n'ont pas de politique pour que les femmes soient traitées avec respect. Si vous voulez être sûr, trouver une sage-femme avec vous !!"(V.G - sept 2015)
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Et les violences obstétricales sur les femmes qui devaient accoucher en AAD et qui sont allées en maternité ? Car, moi c'est à cause du fait que j'aurais dû avoir un AAD que j'ai subi tout ce que j'ai subi en 2010 ! Et voici qu'une amie, qui devait avoir aussi un AAD, a vécu un cauchemar pire que moi encore ! Malheureusement le liquide étant teinté, elle n'a pas voulu prendre le moindre risque et est parti pour la maternité. Là-bas, l'anesthésiste lui a fait une brèche dans la colonne pour la péridurale, non nécessaire soit dit en passant, mais on l'a menacé de césarienne durant des heures tout comme moi. Après on l'a examinée sans même le lui demander. Comme c'était soit disant un gros bébé et qu'elle mettait trop de temps à accoucher, elle a eu des injections d'ocytocine toutes les heures, alors que cela faisait que 4h qu'elle était en travail. Résultat ou non de ça : début de souffrance pour elle et sa fille au moment de la poussée ! Poussée commencée à 8 cm de dilatation, car sa fille était trop haute. Épisiotomie jusqu'à l'anus, masque avec protoxyde d'azote car péridurale non efficace, utilisation non nécessaire des forceps puis de la ventouse. Ils l'ont pas fait pousser ou tout juste ! Ils l'ont shooté totalement avec le masque. Une sage femme a appuyé comme une dingue sur son ventre pour faire descendre la petite. La petite est sortie bleue, car cordon était alors autour du cou. Alors, la petite a dû être réanimée en urgence, car naissance catastrophique ! Ils n'ont même pas attendu que le placenta se décolle et ont tiré dessus comme des dingues ! Résultat : cordon arraché ! Mon amie a fait alors une hémorragie de la délivrance et a perdu 2 litres de sang. Mais, ils étaient partis entre temps, quand le mari a dit que sa femme perdait trop de sang, on lui a répondu : "Mais, non ! C'est normal !" Jusqu'à ce qu'elle tombe dans le coma à cause de ça ! Leur fille a eu du mal à se remettre de sa naissance et ne fait que pleurer. Quand mon amie a demandé des explications sur tout ça, on lui a dit que si elle n'avait pas voulu "faire comme les hippies en voulant accoucher chez elle, tout se serait bien passé !" Qu'ils détestaient les femmes qui prévoient de faire un AAD, puis qui viennent comme si de rien n'était accoucher dans leur hôpital. Manque de chance pour eux, le mari a TOUT enregistré ! On leur a dit que s'ils portaient plainte, ils auraient des ennuis... Mais ils s'en fichent ! En plus, elle a été recousue n'importe comment et donc elle a dû repasser au bloc !"
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Moi, j'ai bien failli y rester lors de mon curetage après ma grossesse arrêtée, car justement ils n'ont pas fait ce qu'il fallait. On m'a laissée volontairement avec mon bébé décédé en moi 5 semaines ! Ils voulaient rien faire et attendaient que je l'évacue seule, ce qui n'est jamais arrivé... Du coup, début de septicémie et 40°C de fièvre lors de mon passage au bloc. Injection d'un médoc, auquel j'ai fais une allergie d'ailleurs, et trente minutes pour réussir à me réveiller en salle de réveil. J'ai bien failli faire un séjour en réa ! Quand je suis remontée au bout de même pas deux heures, on m'a jeté dehors sans aucun médicaments, sans recommandation, sans rendez-vous pour vérifier si tout avait bien été évacué... Totalement shootée de calmants, pour certainement que "j'oublie" ce qui m'avait été dit en salle de réveil. En tout cas, j'aurais jamais dû être renvoyée chez moi, j'aurais dû rester en observation pour la nuit, vu ce qui s'était passé. Deux jours après, prise de violentes douleurs au point de hurler comme pas deux, puis retour à la clinique. Je faisais un début d'hémorragie interne, car je n'évacuais pas le sang. Eh oui ! Aucune perte quasiment, tout est resté à l'intérieur. Je n'avais eu aucun traitement pour mon début de septicémie, en plus ! La gynéco était outrée ! J'ai bien entendu porté plainte. J'ai demandé mon dossier médical, qui entre temps a été falsifié puisque ni le début de septicémie, ni les problèmes au bloc n'ont été indiqués dans le dossier. Enfin, ça a été enlevé ! J'ai subi des pressions et des menaces de la clinique et j'ai finalement perdu au tribunal, car le médecin, à cause de qui j'ai fais un début de septicémie, est le chef de service de gynécologie..." (D-D J - sept 2015)
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Se laisser accoucher ?! Mais quelle honte ! Cela dit, on m'a regardé de travers quand, prenant mon courage à deux mains, j'ai expliqué à la sage femme que, dans la mesure du possible, j'aimerais éviter l'épisiotomie. Elle ne comprenait pas pourquoi je refusais l'épisio... Avec la délivrance artificielle, c'est la seule chose qui m'a gênée pendant mon accouchement. Pourquoi ont-il retiré le placenta manuellement ? Probablement parce que j'ai accouché avec deux mois d'avance !? Mais, de toute façon, d'après ce que j'ai pu lire ici et là, maintenant on n'attend plus trente minutes qu'il sorte naturellement. La délivrance artificielle est devenue la règle. Sauf que moi, j'ai 24 ans ! C'était mon premier bébé. A peine sortie, on l'avait déjà emmenée et on m'a tout juste expliqué qu'on allait faire sortir le placenta. J'ai compris en voyant le médecin mettre un gant jusqu'au coude... Mais il a fallu me sonner pour qu'il puisse le retirer ! J'insiste encore, dans mon cas, cette délivrance provoquée était nécessaire, même si dans certains cas c'est pour la rapidité, ici, ce n'était pas ça. Après, on aurait pu m'expliquer un peu mieux ce qui allait se passer, c'est sûr !"

- Année 2016 :

"Bonsoir, je m’excuse du pavé.
J'aimerais juste témoigner ici de mon deuxième accouchement. Pour rappel, j'ai déjà accoucher avec péri en octobre 2013, un petit garçon né a terme avec un bon poids et sans antécédent. Ça aura durer moins de 3h. C'est une gynéco qui ma accoucher, épisiotomie contre mon consentement ( avec point du mari). Je n'est pas pu voir mon fils et j'ai été prié de me taire quand on ma recousu sans anti douleur.
J'en ai été traumatisé. Alors voilà ma petite histoire ! Après presque 2 mois d'alitement à l'hôpital j'ai pu rentrer chez moi ( malgré mes réticences). Mais le 19 septembre a 23h je perd les eaux a la maison. Nous appelons le Samu au cas où j'accoucherais en route. Arriver aux urgences, le travail se stop ( j'ai des contractions toutes les 10 minutes mais j'arrive a dormir) puis a 15h le travail reprend enfin direction salle de naissance. Vite j'appelle le Papa il a 1h de route ! Heureusement les sage femme me connaissaient et quand je les ai appelées en pleurs à cause du monitoring, elles ont tout de suite compris que je ne plaisantais pas !L'aventure commence. Autant le dire je suis morte de trouille et je me demande ce qui m'a pris d'en faire un deuxième :-)

La sage femme est très gentille, elle prend le temps de m'accompagner aux toilettes (ça paraît minime mais c'était important pour moi) et me demande si je souhaite la péri ? Elle va alors négocier avec les médecins, pas de péri et elle me préviendra si la césarienne commence a être une option pour que je puisse la prendre ( pendant mon hospitalisation les gynécos m'ont beaucoup menacer de la césarienne catastrophique qui m'attendais si je ne prenais pas la péri). Je n'est donc vu personne pour me faire culpabiliser. Évidement j'oublie la salle nature, j'oublie aussi d'accoucher debout ou autre je dois être en monitoring continu. Elle me dit aussi que la perfusion est importante pour les antibiotiques, mais qu'elle ne mettra rien d'autre sans mon consentement. Alors j'accepte. Je m'allonge sur le dos mais c'est vraiment trop douloureux.
Me voilà donc assise avec une barre devant moi pour m'accrocher, à attendre patiemment le futur papa. La sage femme a pris le temps de relever le dossier jusqu'à ce que je me sente bien.Je gère la douleur, me répétant en boucle que chaque contraction me rapproche de mon bébé mais c'est difficile. J'ai peur et je suis seule. Quand elle reviens (elle faisait la paperasse en même temps) elle me rassure de suite.
Maintenant que le travail a commencé, il faut laisser le bébé sortir... Elle essai de me faire rire et m'apprend que le col se dilate bien. Papa arrive, je suis à 7cm de dilatation, on plaisante (car je le griffe pendant les contractions). Et tout d'un coup je sent que ça pousse et je me met à hurler, impossible de me contrôler. Je suis du genre introvertie, j'ai une toute petite voix alors la surprise est de taille pour moi et ça nous vaudra un beau fou rire ! Le verdict tombe je suis à 8 et là je panique !

Le papa essai de me rassurer, j'entends encore ces mots "tu est faite pour ça, c'est la phase de désespérance, notre fille compte sur toi" je ne fais que m'excuser de crier, ça ne me ressemble pas. La SF me dit alors de crier si cela m'aide mais de ne pas paniquer, que la maintenant tout ce passe bien, aucune raison d'avoir peur pour le bébé et que de mon côté jusque-là je gère tout très bien. Elle me fait essayer le meophathe [gaz hilarant]. Ma panique ce calme, je reprend mon souffle mais a ce moment la de ma vie, j'aurai donner ma place a n'importe qui. Le col est dilaté entièrement, il va falloir pousser ! Elle m'explique alors que j'ai 15 minutes, pas plus, trop risquer pour le bébé. Mais qu'on aller y arriver ensemble. Encore une fois je ne suis pas vraiment libre de mes mouvements, elle me rallonge un peu et lève mes jambes sur la barre qui me permettais de m'accrocher. Elle m'explique que comme ça elle peux agir vite si il y a un problème. Et je peux prendre appui sur mes jambes. La sage femme me guide, enfin non en fait elle se tait et me laisse gérer. Pas d'histoire de pousser 3 fois en une minute, pas de ciseaux en main prête a me couper. Voilà la tête est la, une petite plaisanterie avant la dernière poussée. On la pose sur mon ventre puis on me la montre. Elle est magnifique !

La SF s'excuse auprès du papa qui n'a pas pu coupé le cordon, car il était autour du coup de notre petite puce. A peine le temps de la voir gigoter qu'on l'emmène a côté. Immédiatement, elle va voir notre puce et nous apprend son poids, elle va bien, et emmène le papa la voir. Puis on attend que le placenta sorte. Arrivée en salle de naissance a 15h, le 20 septembre 2015 a 17h36 je met au monde Kathlyn qui pèse 1.870kg à 33+3sa. Le plus dur sera l'attente, car plus de place en Néonat, donc risque de transfert (qui ne se fera pas au final, elle pourra venir avec moi car elle respire seule et la pédiatre veux tenter le lien mère enfant comme " thérapie"). Par contre, j'ai eu des contractions pendant longtemps après ça sortir, j'ai même cru que j'en avais un deuxième ! Mais on m'a expliqué que c'étaient des tranchées et que comme je n'avais pas ma fille avec moi, mon corps met du temps à " comprendre" que le bébé est sortie en quelque sorte [Non ! Disons plus sensible ici pour 2ème naissance !]

Ça aurait été intense, difficile, et je ne recommencerais pas demain ! Mais comme c'est énorme d'être actrice de ce moment ! J'ai eu deux déchirures, car le col n'est pas mature à 7 mois de grossesse, donc la dilatation est difficile... Il n'y aura eu qu'une sage femme, une puéricultrice et ensuite une autre sage femme pour le gaz hilarant avec nous. Bien loin de mon premier accouchement ou ils étaient 5 !!! Peut être qu'il y a eu de l'abus, mais moi je ne l'ai pas vu ! On ne m'a pas examiné toutes les heures, pas de sonde pour pipi... Et Ô miracle ! Très peu de saignements !

Aujourd'hui Kathlyn aura 4 mois le 20, être maman d'une prématurée est difficile, tant par l'inquiétude que par l'éloignement de ma famille. Mais l'avoir mis au monde, c'est une de mes grandes fierté. Pas par orgueil, mais parce que je suis allée au bout de mes convictions. Même si je sais que j'ai eu de la " chance" de tomber sur cette sage femme, car celle qui m'a accueilli aux urgence m'a littéralement engueulé juste parce qu'on ne savait pas à quel hôpital se rendre !

Alors, aux futures mamans inquiètes, harceler vos médecins de questions, parce qu'à force, c'est eux qui lâche prise :-) Merci a vous."

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"Bonsoir,

C'est toujours difficile pour moi d'en parler... Encore aujourd'hui je suis sous le choc ! Je suis une des personnes qui a été victimes de cet acte [révision utérine après expulsion manuelle du placenta].

J'ai accouché en mars 2015. C'est assez long et difficile d'expliquer, mais après la naissance de mon bébé j'ai juste pu lui faire un bisou et mon mari a dû partir avec la sage-femme pour les examens. C'était soi-disant la priorité ! On m'a laissé seule avec une étudiante sage-femme et là quelques minutes après elle m'a massé le ventre et a tiré sur le cordon. Et là, je n'ai pas compris : elle a tiré la sonnette et voici une dizaine de personnes autour de moi !

Je pose des questions personnes ne me répond. Ayant accouché sans péridurale (c'était mon choix) on me fait une rachi. Sans rien m'expliquer ! Je vois pleins de sang au bout de la table et on me fait une révision utérine. J'ai trop souffert à ce moment-là, j'ai crié, pleuré ! Mon mari étant derrière la porte, comme il a eu interdiction d'entrer il a eu très peur. Et pendant tout ce temps on me donnait peu d'informations, on ne me rassurait pas. On m'a juste dit qu'on allait analyser le placenta, car : "il devait y avoir un problème" (j’attends toujours les résultats !). Et ce n'est qu'après tout cela que j'ai pu enfin voir mon bébé et donner la 1ère tétée.

Et je ne vous raconte même pas la suite... Car cela a été très difficile pour moi. Je ne pouvais pas me lever, la douleur, l'hémoglobine basse, etc. Le plus frustrant a été quand même de ne pouvoir m'occuper correctement de mon bébé. Je suis sortie de l'hôpital avec beaucoup de difficultés à cause de vertiges... Et je suis à nouveau rentrée deux jours plus tard pour infections... Au début, ils ont cru à une phlébite, donc 24h à 48h alitée, et bien sûr il n'y avait pas de phlébite ! On m'a gardé, mais en me disant que c'était "dans ma tête tout cela" !

Pourtant les examens montraient bien une infection. En fait, ils n'ont jamais sû la raison de l'infection. Je suis sortie avec un antibiotique à large spectre. Le personnel soignant m'a fait souffrir en me disant que c'était de "MA faute" et il me disait : "cela passera avec le temps". Avec mon mari, on pensait bien à une faute médicale et effectivement en racontant l'autre jour mon histoire à une amie j'ai eu la confirmation de cela, surtout en lisant vos autres commentaires. Je commence tout doucement à me reconstruire, mais j'ai toujours une énorme colère en moi. Merci pour toutes ces informations en tout cas ! Désolée pour mon explication, mais c'est difficile pour moi d'en parler encore."

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"Bonjour, je voulais partager avec vous mon récit d'accouchement.

J'apprends ma grossesse en juillet 2015, premiers examens nickel je me fais suivre dans un hôpital public car ma gynéco habituelle est pas top...

A la visite des 12 semaines d’aménorrhées : je me rends compte que j'ai déjà pris 6 kg. Ma gynéco me sermonne en me disant qu'il ne faut pas manger pour deux ! Mais non, je mange normalement !! Je lui fais alors remarqué que j'ai arrêté de fumer des que j'ai su que j'étais enceinte... Visite du 4eme mois +9kg sur la balance ! Je suis effondrée et la gynéco me dit que je dois faire du diabète donc prescription d'une prise de sang et me suggère d'aller voir une diététicienne je refuse en lui répétant que bon sang je mange normalement !! Et la elle rigole !!

Rendez-vous des 5 mois : test diabète négatif mais j'ai des œdèmes partout mes mains sont tellement gonflées que je ne peux pas les plier au réveil mes Jambes ne ressemblent à rien elle me prescrit juste de l'homéopathie. Visite des 6 mois se passent pareil sauf que je suis maintenant à +19 kg, les œdèmes toujours présents... A 7 mois, je tombe sur les fesses ! Je vais donc à la maternité faire une écho de contrôle, le médecin qui me l'a fait le dit qu'il y a trop de liquide amniotique que mon bébé est trop gros et que c'est ma faute au vu de mon importante prise de poids, je fonds en larme et le médecin me laisse seule dans la salle d'écho je repars l'âme en peine... 15 jours plus tard, j'ai la sensation que j'ai fissuré la poche des eaux je suis donc à 35 sa. J'appelle la sage-femme qui me dit de venir faire un contrôle on part donc avec mon chéri persuadés de revenir 1h après. Résultat : poche des eaux non fissurées par contre présence de protéinurie dans les urines et tension à 16.9 on me garde donc pour la nuit et pour faire des recherches de protéinurie sur 12 heures.

Le lendemain matin une interne en gynécologie vient me voir et me dit que je suis à 4,5gr de protéinurie et vu la tension ya un gros risque pour mon fils et pour moi donc ils me déclenchent à midi. A midi comme prévu on m’insère un tampon de propess. Je ressent des contractions non douloureuses une heure après toutes les 10 minutes. Et à partir de 18h, grosses contractions qui me tordent en 2 toutes les 5min je passe des heures sous la douche pour tenter de me soulager je n'ai réussi à dormir que par intermittences mardi matin je suis dilatée de 1cm on le remet alors un tampon mardi midi je souffre encore et encore... Mardi soir, je ne suis qu'à 1 cm !!! Nuit blanche pour moi... Heureusement que mon chéri est resté là pour me soutenir !

Mercredi rien ne bouge, je souffre jusque là j'avais réussi à bien gérer les contractions, mais là je m'écroule mercredi soir. Je ne suis toujours qu'à 1cm et demi et je supplie les sages femmes de me faire une césarienne, je n'en peux plus !! Finalement après accord d'un médecin (que je n'ai jamais vu), on me fait une piqûre d'un dérivé de morphine pour que je puisse dormir un peu.

Jeudi matin après avoir réussi à dormir 3h on m'examine. Je suis à 2 cm et demi et on m'installe en salle d'accouchement pour me faire une perfusion de Syntocinon, qui en l'espace de 2h me dilate à 5cm ! On me rase le pubis déjà (je n'ai jamais compris en plus pourquoi ils ont fait ça, ni quel intérêt médical il y avait à le faire !?). Puis on me pose la péridurale et là tout s'enchaîne avec une grosse envie de pousser. Mais je me sens mal, je sens une douleur atroce, je peux presque entendre mes os craqués. La péridurale n'a pas fonctionné, mais c'est trop tard ! Mon fils s'est engagé dans le bassin. Je ne parviens à faire sortir que la tête, j'ai envie de mourir, je suis épuisée... C'est alors que la deuxième sage-femme met son genou sur mon ventre et appuie de toutes ses forces ! Je n'en peux plus, je hurle !!! Je sens son ciseau me couper, je hurle à nouveau... Et au bout d'une demi heure de poussée, mon fils sort enfin !

Je pensais mon calvaire terminé, mais la sage-femme est couverte de sang. Je fais une hémorragie. Elle me dit qu'il va falloir qu'elle aille chercher le placenta elle-même. Je ne veux pas, je lui hurle de me laisser tranquille ! C'est alors que la deuxième sage-femme me met un masque à gaz hilarant de force sur le nez. Autant vous dire que je n'ai pas ri, car je sens qu'on farfouille au fond de moi tel un vulgaire animal ! Lorsque je retrouve mes esprits, elle tente de me recoudre à vif, je la menace, alors elle me remet du gaz !

En plus, on m'a enlevé mon fils au bout de 30 secondes !! Il devait aller en couveuse après ça. Je ne l'ai revu que le soir, car impossible de me lever et ils voulaient pas m'apporter de fauteuil roulant, car selon eux, je pouvais marcher (!) On est sorti au bout de 10 jours en plus, car j'ai dû être perfusée 3 fois.

J'en veux à ma gynéco de n'avoir rien vu durant ma grossesse. J'en veux aux médecins que je n'ai jamais vu de m'avoir laisser souffrir plus de 3 jours ! Ils m'ont volé ma grossesse, mon accouchement et mon bébé !"

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"Lors de la visite du 9eme mois en février 2015, le gynéco me dit que je suis ouverte à 1 doigt serré comme depuis mes 30 sa. Ayant eu droit à la maturation des poumons et multiples hospitalisation pour arrêter les contractions, j'étais contente. A la fin de la consultation il me dit par contre : "Si rien ne se passe le 12 mars à 8h, présentez vous aux Urgences." Je lui demande naïvement pourquoi ? Il me répond juste "Pour vérification". Donc le 12 mars arrive, ma maman étant arrivée depuis le 10 mars pour "m'aider" à avoir un accouchement non médicalisé, comme elle avait eu elle-même 5 fois, elle m'accompagne donc aux Urgences Gynéco. Donc j'arrive à 8h30, mon Gynéco m'installe. Je lui dit que je ne veux pas de déclenchement, ni "d'aide" et que j'ai bien attendu 9 mois donc quelques jours de plus, c'est déjà ça de gagné !

Il me dit ok ! Il me fait une échographie et vérifie mon col, sauf que cette fois-ci j'ai hurlé tellement j'avais mal et il sort sa main en sang !! Je lui demande ce que c'est et il me dit :"C'est votre col". J'attendrais plus tard par lecture de mon dossier qu'il m'a fait un décollement des membranes sans m'en informer. Je dis à ma mère que mon col a saigné, elle me dit que c'est normal. Bref on fait notre "journée shopping" où on a bien marché. Le lendemain matin en prenant ma douche je me sens vraiment humide. Je sors mais ça continue et en m'essuyant je vois du sang. À partir de ce moment là, je préviens ma maman qui me dit qu'on aille vérifier et qu'on prenne la valise au cas où. Arrivées à la maternité je préviens que j'ai sûrement une fissure, alors on m'installe. La sage-femme rentre et me dit qu'elle va vérifier mon col. Elle me dit "1 cm et mi long mais postérieur". Pendant son examen, j'ai encore très mal, mais j'ai serré les dents. Elle m'insère alors un long coton tige pour le test. Elle revient 15 minutes plus tard pour me dire que le test était négatif au départ, mais comme il a viré positif après quelques minutes, donc ils me gardent. Elle donne des papiers à ma mère pour mon entrée et me met le monitoring. Après 1h de monito, on m'installe dans ma chambre d'attente. Je demande si je peux sortir. On me répond : " Non ! Vous risquez une infection !" Ma mère lui coupe la parole et lui dit que je vais me déplacer, point. On se promène toute la journée et le soir, on me met un monito en me disant qu'ils me feront un TV ! Ma mère s'impose de nouveau et ils me laissent tranquille. Vers 4h du matin, je ressens des contractions plus fortes et plus rapprochées. Impossible de dormir, je reste sur le ballon.

A 7h, je réveille mon mari qui était avec moi et lui dit que ça commence. A 8h30, la Sf vient avec le médecin qui me fait un TV et me dit : "2 doigts larges, on va en salle de naissance". Je lui demande si on peut attendre 48h (sous conseil de ma tante qui est Sf), il me répondent que : "Non, c'est dangereux !" Je les suis. Dès l'entrée en salle de naissance, elles sont 2 sage-femmes. L'une d'elles me demandent si je veux la péridurale, je dis que non surtout pas. Elle me répond :"Pour un 1er, on ne fera pas sans !" Mon mari lui répond qu'on ne veut pas, point. Je vois qu'elle ramène perfusion bouteilles et là je lui dis qu'il est hors de question qu'on me déclenche ! Elle m'assure que c'est une perfusion pour soulager les contractions. Elle me dit que si j'ai besoin de péridurale c'est toujours OK ! Je lui demande de bouger, elle me répond que le monito ne tiendrait pas. Du coup, elle me met en tailleur. Elles me demandent à combien il est estimé, je répond 3,2 kg. Elles se mettent à rigoler et me disent : 4 - 4,5kg ! Je leur répond que : "C'est impossible, les femmes de ma famille ne font pas des bébés de plus de 3,5 kg au 1er". Elles continuent à rire !!

Dès qu'elles sont sorties enfin, on s'est enfermé avec mon mari dans une bulle pour gérer ces contractions qui s’intensifiaient. Une des Sf vient toutes les 15 minutes me rappeler que ce n'est pas trop tard pour la péridurale... Mais je n'entends rien, c'est mon mari qui me le dira plus tard. Elle touche alors la perfusion, sûrement pour augmenter la dose, parce que 5 minutes après je ressens une contraction horrible qui me fait perdre pieds. Mon mari me parle, me masse... La Sf rentre et demande à mon mari s'il m'aime et s'il veut me laisser souffrir. Il répond naïvement que non et elle lui suggère de me dire de prendre la péridurale !! Il revient alors pas bien du tout ! Et à partir de ce moment, la bulle éclate ! Je le sens me lâcher et il commence à me parler de la péridurale. Je lui dis de laisser la place à ma maman. Elle reprend le relais, mais je n'en peux plus et je craque. La Sf rentre et me lance un : "Ah ! VOILÀ !" La péridurale posée, la Sf retouche à la perfusion et 2 minutes après ma poche éclate toute seule. Je me dis que le travail avance bien.

Je dors 30 minutes et la Sf rentre en me disant qu'elle doit me faire un TV. Je refuse mais elle insiste pour pouvoir me dire si j'avance bien. Je craque et accepte. Elle me dit : "3 doigts larges, sachant que la péridurale a été posée à 13h". A 15h, elle revient. Je refuse. Elle repart appeler 2 collègues et un gynéco. Ils sont 3 maintenant à me tenir, devant ma mère impuissante. L'une me pose le gaz hilarant, j'ai l'impression d'étouffer et le gynéco me fait un TV sans consentement, mais n'arrive pas à me toucher. Ils essaient chacun à leur tour et le dernier dit : "4 cm !". Le gynéco pose l'écho, nous sort que bébé fait bien 4,5kg et a le cordon autour du coup ! À partir de ce moment, ma tension monte le cœur du bébé chute. Ils me disent qu'on va en césarienne ! Ma mère demande si on peut attendre, ils disent : Non ! Et en partant, ils courent tous et il y en a un qui lance un : "On les perd !!" Ma mère a été laissée comme ça dans la salle avec cette phrase qu'elle répète à mon mari qui tombe dans les pommes !

L'anesthésiste revient me fait la rachianesthésie. Je commence à me sentir mal. Je pleure, j'ai envie de vomir, je le leur dis, mais ils sont tous mort de rire ! Je leur dis que je ne sens plus mes jambes, alors une d'entre elles soulève mes jambes et rigole, puis m'attache ! A ce moment, je hurle de me détacher. Ils m'attachent les mains, je pleurais et eux ils rigolaient !! Le chirurgien entre sans mot, il commence à m'ouvrir le ventre, sort le bébé et dit : "Il n'a pas le cordon autour du cou, il est très léger." Une dame le prend, je l'entends pleurer et elle revient pour dire qu'il pèse 2,920 kg. À partir de là les insultes fusent de ma bouche !! Mon bébé est sorti à 15h45 et je ne l'ai vu qu'à 22h45, il fait de l'hypothermie. Je hurle et demande que la couveuse soit dans ma chambre, ils acceptent. Le chirurgien revient le lendemain, me dit de soulever mon tee-shirt et soulève mon ventre. Je pleure, il regarde la cicatrice et me dit qu'elle est belle (!) Il me demande : "Comment va bébé ?" Je lui répond : "Bien ! Mais moi non !" Il me dit que j'ai de la chance ! Je lui répond que : "d'avoir été charcutée et mal respectée, Non merci !!" Et il part. Il revient chaque jour me refaire la même chose, mais plus aucun mot. Mon gynéco revient lui aussi et me demande si bébé va bien ? Je ne réponds pas, il part. Une dame revient le lendemain et me dit qu'on va faire une radio donc je la suis. Le lendemain elle vient me dire que je n'aurais que des césariennes désormais. Je lui répond que je ne reviendrai plus ici et que je trouverais une maternité qui me suivra dans mon projet et lui jette sa radio à la figure ! Mon mari me dit qu'une césarienne ce n'est pas grave ! Je ne lui réponds pas. D'ailleurs, depuis ce jour, je lui en veut beaucoup... En plus j'ai dû me démerder seule pour l'allaitement, juste avec l'aide de ma mère qui ne comprenait pas pourquoi on ne me montrait pas les bonnes positions pour réussir à allaiter mon fils !

J'ai regardé mon dossier par la suite (6 mois après) et c'était un tas de mensonges : patiente calme, souriante tout le temps alors que ce n'était pas le cas du tout ! Ils ont "supprimé" tous les passages qui les mettaient en cause, même si j'ai appris que j'avais eu un décollement des membranes et une perfusion pour déclencher. Je me documente encore, même si ça ne panse pas cette douleur. Cela fait 13 mois que je suis suivie par un psychiatre, psychologue, endocrinologue mais je suis toujours autant déprimée. Les différents médecins que je côtoie en sont venus à épuiser leurs arguments et me dire que si je retombais enceinte et que j'arrivais à mener à bien mon projet d'AVAC, je serais guérie ! Mais ce n'est pas de cela dont j'ai besoin...

J'aime mon fils, mais je n'aime pas la cicatrice de sa naissance qui a été pour moi un VIOL COLLECTIF. Voilà mon histoire, j'espère que dorénavant je ne me ferais plus avoir."

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"Je n'ose témoigner que de façon anonyme parce que j'ai encore honte. J'ai honte parce que personne ne me comprend vraiment dans mon entourage. Ils pensent tous que je souffre de mon accouchement, ils n'arrivent pas à voir que ma souffrance est d'abord psychique... 

J'ai commencé à avoir des contractions à 22 h de façon régulière un soir du mois d'octobre. Je suis assez rapidement partie à la maternité. On m'a fais attendre aux Urgences avec mon mari, comme si mon souhait d'accoucher sans péridurale ne nécessitait pas de prise en charge... Bien sûr j'avais un monitoring ! Cela a été une bataille pour que l'on ne m'oblige pas à m'allonger à cause de celui-ci (je pensais qu'une sage femme comprendrait qu'il est difficile de gérer sa douleur allongée. Mais non... !).

Quand, à 2 h du matin et dilatée à 6 cm, j'ai demandé de l'aide pour gérer la douleur la sage femme m'a répondu : " Okay ! Je vous écoute que voulez-vous que je fasse ?" Par faiblesse alors j'ai fini par demander la péridurale. J'en culpabilise encore... de ne pas avoir pu tenir ! Comme si le fait que je l'ai accepté, ai provoqué la suite de mon accouchement cauchemardesque... A ce moment, j'ai été monté dans une salle d'accouchement et allongée sur le dos. Position, qui m'a fait particulièrement souffrir (j'avais déjà de gros maux de dos en fin de grossesse). Mais la sage femme n'en avait rien à faire ! J'étais là pour accoucher !! Cela ne devait pas être une promenade de plaisance !

Au bout de 1 h de péridurale, celle-ci ne fonctionne plus. Cela a été un moment affreux ! Impossible de bouger mais devoir ressentir autant de douleurs... J'avais l'impression de subir totalement la situation. Un anesthésiste est alors revenu et la péridurale a refait son effet. A 8 h 30 du matin, j'étais dilatée à 10 cm. La sage femme m'explique donc que bientôt il va falloir pousser et se casse pendant 30 min (!). Je profite de ce moment, dans mon histoire, pour vous partager les nombreux touchers vaginaux sans lubrifiant subi par le personnel médical. Il paraît que :"c'est normal quand tu accouches dans un hôpital universitaire genevois"... Inadmissible !

Quand la sage femme est revenue, elle m'a alors demandé de pousser. Mais pas du tout de la façon dont je l'avais apprise durant mes cours de préparation à l'accouchement ! Et bien sûr, elle me criait dessus parce que je n'y arrivais pas ! Il faut dire qu'il avait dans la salle d'accouchement : une sage femme, un stagiaire en néonat (la seule que j'ai trouvé "humaine"), la gynécologue et mon mari. Au bout d'une heure, on m'a arraché mon bébé au forceps. L'anesthésie ne fonctionnait plus à ce moment là... J'ai tout senti : l’épisiotomie, les forceps, ma déchirure... TOUT ! Ils ont parlé de révision utérine devant moi, mais je ne me suis pas laissé faire ! Je leur ai répondu : "Le placenta va sortir ! Patience." Et effectivement, pas eu besoin de révision utérine... Mais à suivi alors 2 h 30 de couture à vif ! Aucune anesthésie ne fonctionnait. Rien ! Et je ne voulais pas d'anesthésie générale. Je n'avais plus aucune confiance dans le personnel médical... 

Puis je me suis retrouvée avec un sonde urinaire à demeure pendant 3 semaines après mon accouchement ! Durant mon séjour en post-partum, l'équipe médicale croyait au début que c’était dans ma tête. De plus, ma vessie n'a une capacité que de 250 ml, mais ils ont attendu que je fasse une rétention d'urines de 800 ml pour mettre une sonde ; avec des : "Mais faites couler l'eau... Faites un effort enfin ! Calmez vous ! Roooh... " 

Mon enfant a 7 mois maintenant et j'en pleure encore. Je pleure que mon corps ai été le jouet d'apprentis de la médecine. Je pleure du manque de pudeur de toute l'équipe médicale envers moi. Je pleure parce qu'on m'a infantilisé... L'équipe médicale parlait toujours entre elle sans s'adresser à moi. J'ai mon sexe qui n'est encore que Douleur (malgré 3 spécialistes vus pour ce problème)... J'étais un objet de foire dans cet hôpital ! La porte était grande ouverte durant toute ma couture à l'entrejambe. On m'a enfilé une sonde urinaire alors que les deux autres personnes qui partageaient ma chambre avaient de la visite... Mais c'était normal, parce que j'étais dans un Hôpital !!

Merci à ce groupe d'exister, parce que quand je lis les posts Facebook ici, cela agit comme un anti dépresseur pour moi. Cela m'aide tellement ! Cela m'aide déjà de voir que je ne suis pas la seule à ne pas être d'accord. Alors merci de m'avoir lu."

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LA FAUTE A PAS DE CHANCE (vous comprendrez pourquoi plus loin !)

"Vendredi 15 mai 2015, dans le matin, j'appelle la maternité pour leur signaler que je ne sens plus mon bébé bougé et ils me disent de venir à l’hôpital. Je suis arrivée à l’hôpital vers 14h ou j'ai été prise en charge par 2 sage-femmes qui m'ont fait des prélèvements, un touché vaginal, une prise de sang et un monitoring de 30 min. Le monito se passe... et rien à signaler. Le bébé va bien à priori, en revanche doute sur la perte de liquide amniotique grâce au prélèvement. Ils me disent d'aller faire une échographie pour savoir le niveau de liquide. L’écho faite par une médecin et confirmation qu'il manque du liquide, donc décision de me garder et de provoquer l'accouchement le lendemain. En attendant le lendemain, ils me font monter dans ma chambre. Dans la soirée, ils me refont un touché vaginal pour savoir si le col s'est ouvert depuis, un monito où il n'y Rien A Signaler : RAS. Le lendemain, un monito de 2h est fait (!), ainsi qu'un touché vaginal. Le col n'ayant pas bougé ils me disent alors que je peux rentrer chez moi, que la tête du bébé est encore dans le liquide que cela ne craint rien, que je revienne lundi pour un consultation à 11h30. Je ne cherche pas à comprendre, je remonte dans ma chambre, prend mes affaires, fait ma sortie et m'en vais.

Dimanche 17 mai 2015, 16h, des contractions se présentent ainsi que la perte de liquide amniotique. Dans la nuit perte a nouveau de liquide du bouchon muqueux, un petit filament de sang et des contractions de plus en plus forte... Je décide d’appeler la maternité et je leur explique mon cas. Que dois-je faire ? RÉPONSE : "On ne fait pas venir les femmes enceinte pour ça ! Si vous avez du Doliprane et du Spasfon prenez ça et vous verrez lors votre rendez vous de demain !"

N'ayant rien dormi de la nuit le Lundi 18 mai, je décide de me rendre à la maternité plus tôt que l'heure de mon rendez-vous. En fait, je me rend directement au bloc d'accouchement où je suis prise en charge par 2 sage-femmes, avec monitoring, prise de sang et prélèvement. 10 minutes ce passe, une sage femme revient me voir et me dit qu'effectivement j'ai perdu les eaux et qu'on va faire une échographie. L'écho est réalisée par un interne qui ne me donne aucune explication ! Une nouvelle sage femme revient, me dit qu'on me garde et qu'on refait un monitoring, après on monte dans ma chambre. La journée se passe sans voir personne ! 

A 20h, on m'appelle du bloc d'accouchement en me disant qu'il faut que je descende pour un contrôle. Je me rend au bloc d'accouchement SEULE, et là on me dit que la prise de sang du matin n'est pas bonne que j'ai une infection ! Il me faut une perfusion avec des antibiotiques. On me pose la perfusion qui me fait très, très mal. On passe au monitoring encore durant 30 min. Bébé va bien ! La sage femme revient elle me dit qu'on va mettre un propress pour aider le col a s'ouvrir et refaire un monito de 2h pour voir si le bébé le supporte.

Passé les 2h, elle me dit que je peux remonter dans ma chambre entre temps. Je lui demande si je peux avoir quelque chose contre la douleur, mais elle me dit que j'ai "pas assez mal pour avoir quelque chose" (!). Là dessus, je remonte dans ma chambre toujours SEULE. Je croise une autre sage femme et lui demande à elle aussi si elle n'aurait rien contre la douleur ou pour dormir au moins... Elle me demande d'estimer ma douleur entre 0 et 10 et je lui répond : 7 ! Elle me dit : "Mais madame à 10 vous êtes à l'article de la mort !!" Elle me dit d'aller dans ma chambre qu'elle va voir avec le bloc d'accouchement si je peut prendre quelque chose... La sage femme revient ensuite dans ma chambre avec un Dafalgan 500 mg et une verveine. Elle me dit que je pouvais prendre aussi une douche que ça allait me détendre et m'aider à dormir. Evidemment ça ne changea rien ! Je suis allée aux toilettes et en m'essuyant le propress est tombé. J'ai donc rappelé la sage femme pour lui dire que l'avait perdu et elle m'a dit : "C'est pas grave ! On va pas en remettre un. On verra demain !"

Arrivé 4h du matin, le mardi 19 mai, la sage-femme vient me fait un monitoring de 30 minutes et après ces 30 minutes, elle revient, éteint la télé et me force à dormir ! Le temps passe jusqu’à 8h, nouvelle sage femme qui vient me voir pour faire un nouveau monitoring. Elle place les électrodes et me dit qu'elle n'entend pas le cœur du bébé, qu'il faut tout de suite descendre au bloc d'accouchement !! On descend en courant, même moi étant enceinte, je précise. Arrivée dans une salle, on me met sur un lit, me déshabille, on me met une sonde urinaire et on me transfert au bloc opératoire. On me met un masque à oxygène pour soit-disant aider mon bébé... On me pose plusieurs fois la même question :"vous ne faites pas d'allergie ? Ma réponse est : Non ! Et après trou noir !

Je me réveille quelque temps après en panique total et en criant : "Où est mon bébé ?" Aucune réponse. Je recommence plus fort et là 2 personnes s'approchent de moi et me disent que mon bébé est dans un état grave mais ils ne peuvent pas m'en dire plus... Peu de temps après, je revois la sage-femme qui m'a fait descendre en urgences, elle m'explique ce qui s'est passé que mon bébé a fait une bradycardie (ralentissement cardiaque) et qu'il a manqué d'air, que maintenant on ne savait pas s'il allait survivre et qu'il allait être transféré au CHU de Dijon, au Service de Réanimation de la Néonatologie. Mon homme arrive là-dessus et je lui demande s'il a vu notre fils ? Il me dit que : Oui ! Il me dit que c'est très grave, il va peut être mourir être gravement handicapé ! 

Vers 11h, un médecin venu de Dijon vient nous voir et nous explique que notre bébé est dans un état très critique, mais que je vais pourvoir le voir avant qu'il parte. Je vois arriver le grand lit et j'apercois mon fils avec tous ces tuyaux partout ! Je lui caresse sa petite main et le médecin dit : "Aller ! Il faut y aller !" Je regarde le médecin et lui dit : "S'il-vous-plaît, sauvez mon bébé !" Quelque temps après on me remonte dans ma chambre toujours avec la présence de mon homme. Dans la soirée, j'appelle le CHU pour avoir des nouvelles de notre bébé. Pas d'améliorations ! On me dit qu'il n'a aucune activité cérébrale et que ses chances de vie sont vraiment très minces. Je demande aux sage-femmes de Châlon mon transfer au CHU de Dijon le plus rapide possible pour rejoindre mon bébé. La nuit se passe.

Le lendemain avant mon transfert une psychologue vient me voir en me disant que si j'ai besoin elle est là ! Peu de temps après le chef de service, dont je ne citerai pas le nom ici, vient me voir et me demande comment je vais physiquement et moralement ? Et il me dit : "C'EST VRAIMENT LA FAUTE A PAS DE CHANCE CE QU'IL VOUS ARRIVE !" (voila pourquoi le titre). Je le regarde l'air de dire "Espèce de con ! Vous m'auriez fait ce que vous aviez dit dès le premier jour, cela ne serait pas arrivé..." Mais je n'ai rien dit. 

Enfin mon transfert est fait et je vais enfin revoir mon fils et mon homme. Notre fils est décédé le 21 mai 2015.

La première photo : voilà comment ils nous ont transformé notre fils.
La deuxième : son vrai visage.

Merci de partager le plus possible." 

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- Année 2017 :

"Bonjour,

Mon témoignage concerne une "fausse couche" due à de la négligence professionnelle et ayant entraînée des violences obstétricales. Je précise de suite qu'il est assez long.

Enceinte de 2 mois et demi, je consulte le gynéco qui me suit pour des saignements, écho endo-vaginale, examen du col, tout va bien.

Une semaine plus tard, les saignements se poursuivent, et s'ajoutent à cela des douleurs abdominales. Je reconsulte, de nouveau écho interne, TV, frottis, du moins j'imagine car mon gynéco ne m'explique jamais ce qu'il me fait... Je lui explique que j'ai des douleurs très violentes qui me réveillent la nuit et me causent des élancements jusque dans les jambes.
Réponse : "C'est le développement normal de l'utérus..."

Je lui explique que c'est quand même ma seconde grossesse et que je n'ai jamais souffert comme ça à la première. Il répond : "Tout va très bien ! Ca va passer tout seul ! 80 €, s'il vous plaît"...

3ème visite : Je perds du sang presque noir, les douleurs sont de plus en plus violentes et me réveillent la nuit. Il me dit : "De toutes façons, vous ne travaillez pas !"

- Si, je travaille !

- Mais vous n'êtes pas arrêtée ?

- Non ! Puisque vous ne m'avez pas arrêté...

Là son visage change, il n'est pas content. J'ai l'impression qu'il me le fait payer lors de l'examen. Comme d'habitude, écho interne, spéculum, examen du col... Le tout sans informations, ni recherche du consentement et, durant l'un de ces examens, il me fait très mal. "Oh ! Vous êtes sensible vous". Aucune réponse à mes questions, sauf à la fin où il s'énerve et me dit en criant : "Mais vous voyez bien que votre bébé va bien ! Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ?".

Il m'arrête quand même 10 jours. Je rentre chez moi, j'ai cru que j'avais une hémorragie, et j'ai passé une nuit blanche à souffrir et à avoir des saignements très abondants. J'hésite à partir aux urgences, mais vu la douleur, et dans la mesure où je sortais de chez un gynéco dont la visite m'avait fait plus de mal que de bien, je décide d'attendre le lendemain.

Le lendemain matin, les douleurs et saignements se sont espacés. Au bout de l'arrêt de 10 jours, je l'appelle pour l'informer que je souffre toujours de douleurs et de saignements, même s'ils sont moins importants. Par téléphone, il me dit que je peux reprendre le travail, ça va passer...

Mon généraliste m'envoie alors aux Urgences de l'Hôpital (mon gynéco étant en clinique).
De nouveau : batterie d'examens, interrogatoire, etc. "Par qui êtes-vous suivie ? "Qu'a-t-il dit ?" Pourquoi venez-vous ici ?" et d'autres questions, plus étranges, type : "Avez-vous eu des rapports sexuels particulièrement violents ?" (3 fois cette question !). Je pense : "Mais que m'a donc fait l'autre ?" Je ne sais pas...

Finalement, je n'aurai aucune réponse à mes inquiétudes ! Mais on me prescrit un ovule à prendre, après beaucoup de tergiversations : "Je vais vous prescrire quelque chose. Quoique vous en êtes au 4ème mois !"

- J'étais arrivée jusque là.

- Je ne vais peut-être pas vous le prescrire alors ! Quoique ça fait combien de temps que les symptômes durent ?

- 1 mois et demi !

- Ah, oui ! 1 mois et demi quand même ! Je vais peut-être alors vous le prescrire. Attendez, je vais voir avec mon responsable...

Finalement, il revient m'annoncer que son responsable est d'accord pour qu'on me prescrive cet ovule... De retour chez moi, je regarde la notice : Ne surtout pas prendre durant le 2ème trimestre de grossesse = risque de fausse couche... Je ne le prends pas.

5 jours plus tard, les douleurs se déclenchent à 17h et ne cesseront plus. Je ressens des coups de couteau non stop dans le ventre, ça ne s'arrêtera pas. A 23h, je perds tellement de sang que je décide de retourner aux urgences. J'arrive à minuit, après avoir passé le trajet dans la voiture sur les genoux, car je ne supportais ni la position assise ni la position allongée. Je suis reçue par une sage-femme adorable et un gynéco monstrueux ! Sans bonjour, il demande à la sage-femme en parlant de moi : "Qu'est-ce qu'elle a ? Pourquoi elle tremble comme ça ?" Sur un ton presque colérique... Il me fait une échographie. Je vois que le bébé ne bouge plus. Il ne parle pas, je lui demande : "Alors ?"- Ben, y a plus de liquide amniotique !

Il passera ensuite sa tête par l’entrebâillement de la porte pour annoncer à mon homme : "Elle est en train de le perdre" sur un ton sec... (Oui ! Mon copain était prié de sortir chaque fois que Mr le Gynéco rentrait). Apparemment la poche des eaux s'était fissurée et j'avais une infection urinaire et vaginale, probablement à cause du décollement des membranes provoquée par l'examen d'avant très douloureux !?

Il ne me parle toujours pas. Je finis par lui demander ce qu'il va se passer. "Ben vous faites une fausse couche !" Toujours sur un ton peu agréable, et je lui réponds que : "Oui ! J'avais bien compris, mais est-ce que j'allais accoucher !?"

- Mais non, je vais vous faire un curetage ! (genre vraiment "qu'elle est bête celle-là" !!).

Là-dessus, il me demande si j'ai bu ou mangé quelque chose ? "Oui, j'ai bu dans la voiture ! J'avais très soif." Je me suis fait alors engueulée :

Mais on ne boit pas avant une anesthésie, enfin !

- A quoi je lui réponds : "Je n'étais pas partie, non plus, pour avoir une anesthésie."

Quand même il s'excuse et va discuter avec la sage-femme, puis ils reviennent tous les deux et me bloquent les jambes. Et là, pendant qu'il me fait horriblement mal, alors que j'étais déjà en pleine souffrance (c'était un décollement du placenta, et ces douleurs violentes n'avaient fait qu'augmenter depuis 5h de l'après midi), il explique à la sage-femme (très jeune et apeurée devant son comportement violent) que comme j'ai le col entièrement fermé, il l'ouvre à la main, comme ça j'"accoucherai plus vite" !!

Je me souviens qu'à un moment j'ai pensé : "Dégâts irréparables" tellement je souffrais ! Je lui criais d'arrêter, j'avais trop mal ! Il continuait de parler à la sage-femme sans me regarder, sans me parler, sans explications, ni pour moi, ni quoi que ce soit... Au final, j'ai eu la péridurale 3h plus tard ! J'ai accouché ensuite de ma fille puis ils l'ont prise et m'ont mise en chambre au service maternité, où j'ai pu entendre les bébés pleurés et avoir sous les yeux chaque fois, table à langer et baignoire pour bébé...

Voilà le respect qu'une maman enceinte de 4 mois reçoit en perdant son bébé. A aucun moment, on n'a pris en compte ma douleur émotionnelle, physique ou psychologique... Cela a entraîné ensuite des troubles type Syndrome de Stress Post-Traumatique, 3 ans d'insomnies et 3 ans de dépression sévère. Je ne remercierai jamais suffisamment ces 2 médecins qui m'ont bousillé, moi et ma fille aussi.

Pour le dernier, je ne doute pas que j'ai dû l'emmerdé quand même avec ma "fausse couche" à minuit, alors qu'il devait dormir ! J'en suis désolée... (!) Mais moi, 6 ans après, j'y pense encore tous les jours...

Merci pour celles qui m'auront lue jusqu'au bout, et merci à Paye ton Gynéco."

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" La violence obstétricale, c'est quand ce geste, si insignifiant pour certains, est réalisé sans consentement. 

Pire même, quand au lieu du doigt, c'est un avant bras qui passe et que malgré les plaintes et les questions, 
on nous répond : "Je vous ai juste fait un petit décollement, madame !".


Rentrer chez soi sans même pouvoir ouvrir la bouche, souffrir le martyre sans comprendre, sans oser se
plaindre, penser que cela est normal car réalisé par une sage femme.

Avoir autant mal moralement que physiquement pendant des jours."
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"Bonjour,

Je vais faire de mon mieux pour vous expliquer ce que j'ai vécu, mais ça risque d'être long et j'en suis désolée.

Après de nombreuses fausses-couches, j'ai eu une grossesse très compliquée: contractions et pertes de sang à partir de 20 semaines de grossesse, hématies fœtales, multiples hospitalisations, repos total... Évidemment c'était très stressant, j'avais très peur de ne jamais tenir mon bébé dans mes bras. Finalement la gynécologue a pris la décision de déclencher l'accouchement le jour du terme, m'expliquant qu'elle craignait que mon petit soit trop gros. Une des internes venus m'examiner à la maternité a gaffé et m'a dit alors "je vois qu'on vous a déclenchée pour problèmes psy"...

Mon mari et moi nous sommes arrivés à la maternité le vendredi soir pour le déclenchement. On m'a posé la perfusion vers 19h30 et les contractions ont commencé vers 21h. Mon col n'évoluait que très lentement, mais j'ai assez vite ressenti de fortes douleurs. Je ne me souviens pas de grand-chose de la journée du samedi, mais mon mari raconte que j'ai hurlé toute la journée, que nous passions de la baignoire à la salle de travail sans arrêt, que je n'arrêtais pas de vomir... Et que malgré ses demandes le personnel soignant ne m'a donné ni anti-vomitif, ni anti-douleur.

Dans la nuit du samedi au dimanche, une fois à 6 cm d'ouverture, on m'a posé la péridurale. On m'a dit de me reposer un peu, ce que j'ai fait. En réalité j'étais épuisée par la douleur et je me suis endormie profondément. J'ai été réveillée par des douleurs à la limite du supportable très tôt le dimanche matin et quand j'ai appelé la sage-femme elle s'est fâchée parce que ma péridurale était vide, que j'aurais dû prévenir avant, qu'on allait relancer mais que je ne devais pas m'attendre à grand-chose. Et effectivement à partir de là la péridurale n'a plus fait effet du tout.

Je souffrais tellement que j'étais un animal, je hurlais au point que je n'ai plus eu de voix pendant plusieurs jours après mon accouchement.

J'ai poussé pendant deux heures, au cours desquelles mon petit garçon a souffert de troubles du rythme cardiaque. Il est finalement né à 11 h 20, soit 40 h après notre arrivée à l'hôpital. Et pendant ces 40h je n'ai rien pu manger, et j'ai vomi tout ce que j'ai pu boire. Il a dû être emmené en néonatalogie parce que l'expulsion avait duré trop longtemps, parce que je n'avais pas poussé de façon efficace. On l'a laissé contre moi juste le temps de mettre 12 points à l'épisiotomie que l'on m'avait faite sans m'en avoir avertie. Sans anesthésie !

Après ça on a emporté mon bébé, j'ai insisté auprès de mon mari pour qu'il le suive, et la dernière personne a quitté la pièce en me disant de me reposer un peu et en éteignant la lumière. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi je n'ai pas réagi à tout ça, mais il m'a fallu passer une heure dans le noir, toute nue, au milieu du sang, les pieds dans les étriers, avant d'oser appuyer sur la sonnette. Mon petit garçon a pu me rejoindre dans ma chambre au bout de 36 h en néonatalogie, nous sommes rentrés à la maison et nous avons commencé notre nouvelle vie tous les trois.

Il a maintenant quatre ans et demi, et je commence seulement à réaliser que je n'ai pas simplement vécu un accouchement difficile, mais que certaines choses n'étaient pas normales. Et je commence seulement à faire le lien avec les cauchemars, le lien très (trop?) fusionnel que j'ai avec mon fils, les difficultés que mon mari et moi rencontrons dans notre vie intime depuis, le dégoût que j'ai de mon corps depuis mon accouchement...

Tout ça me paraît bien décousu, merci à vous qui avez lu jusqu'à la fin..."

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"Bonjour à toutes et tous,

A mon tour de partager avec vous le pire souvenir de ma vie c’est à dire la naissance de ma fille il y a quasiment un an et demi. Désolée d'avance pour ce roman (je suis de nature bavarde...).
Ma grossesse s’est déroulée sans problème et j’approche du terme. J’ai cumulé une formation, un nouveau poste, un achat de maison et le déménagement en cours de grossesse donc j’espère avoir quelques jours de répit pour souffler avant la naissance.

Je vais à un rendez-vous de contrôle où on me fait cumuler les monito sans trop m’expliquer, je contracte pas mal, mais on me laisse repartir. Ca dure toute la journée, sans douleur, mais le soir comme c’est quand même toutes les 5 minutes, on va à la maternité. Pour rien, le col s’est un peu modifié (2 cm) mais sans plus. On habite pas loin, je préfère rentrer chez moi. On y retourne car ça a repris et que la safe-femme m’a dit de venir immédiatement quand je sens une contraction qui me plie en deux (ok…). Finalement nada, tout se calme et on a gagné un rdv de contrôle avec une écho le lendemain. Je ne comprends pas trop, mais je me laisse guider car en bonne fille de médecin, j’imagine encore que si on nous surveille autant, c’est pour notre bien (ah,ah !)

Le lendemain, je tombe sur une gynéco, qui demande si elle peut m’examiner et en cours de route remarque que l’on ne m’a pas fait de décollement de membranes. Elle dit : "Je le fais ?" Sur un ton entre interrogation et affirmation, elle joint le geste à la parole (argh ! ça douille). Elle repart. On sent que ça pue le déclenchement car elle trouve à l’écho que le bébé bouge peu. On panique et appelle notre hapto qui nous dit qu’un « geste médical en entraine un autre » (mon dieu comme elle aura raison…).
La gynéco revient au bout d’une heure avec la sf qui m’avait accueillie. Retour musclé, je m’étais rhabillée, la gynéco plaisante dessus : "Tiens, la patiente qui s'est rhabillée, c’est qu’elle ne veut pas rester !" (Je pense : "Non, le décollement de membranes sans consentement m’a suffit pour la journée !"). Pas de pot, elles sont pour déclencher. A 3 jours du terme, il n’y a pas d’intérêt à garder ma fille à l’intérieur et elles le disent, elles n'ont plus ça ne les arrange pas, elles sont débordées ! On demande les risques de ne pas déclencher, on nous fait un tableau noir ou en tant que futurs parents on imagine forcément un bébé mort, j’explose en sanglots. On n'a pas le choix visiblement (aucune autre alternative ne nous est proposée, mais les risques du déclenchement ne nous sont pas non plus exposés). Je m’imagine que ça change juste le début, mon col étant déjà à 2 cm, vu que j’ai très peur de la douleur, je me dis que je pourrais avoir vite la péri...

Retour, perf, augmentation progressive du synto et…je me porte comme un charme. On est en salle de naissance dès le début (pas très accueillant). Visiblement ça n’est pas prévu pour un travail en totalité là donc la sf me ramène ballon, galette, etc. Je fais 6h comme ça, peinarde à attendre LA contraction qui me fera réaliser que j’accouche. Car là ça ressemble vachement à ce que j’ai eu pendant tout le reste de la grossesse quand même.
La gynéco revient, il faut accélérer les choses, je suis seulement à 5cm, il faut percer la poche. Sauf que pour elle si on perce, on pose la péri avec. Pourquoi ? Je ne saurais pas! La sf argumente avec elle, on retarde puis la sf revient et « m’explique » la nécessité de percer la poche, car selon elles j’ai un hydramnios qui ralentit le travail. Je n’ai pas le choix, j’ai peur de ne pas avoir de péri donc j’accepte. On pose la péri, on perce et je perds pieds : je tremble à fond et j’ai la jambe gauche paralysée. Je suis hyper mal et immobilisée, en boule sur le côté. On rappelle, 2 h plus tard l’infirmier vient, réinjecte, me bouge. Je hurle car j’ai une douleur très aiguë dans le dos : le cathé de péri a bougé, mais il ne s’en rend pas compte ou ne comprends pas et refait juste le pansement. Le reste est flou. A 4h, je suis à dilatation totale donc je me dis que ça va être bon (je veux en finir) sauf que ma fille ne s’engage pas. La sf revient 1 fois par heure, pour constater la même chose.

A 7h elle revient avec la gynéco : ma fille a le nez vers le ciel, elles veulent la tourner pour réduire le périmètre. La gynéco la tourne pendant que la sf vérifie à l’écho en appuyant comme une dingue sur mon pubis, ça fait un mal de chien. Je n’en peux plus de douleur, j’étais à 7cm avant qu’elles commencent là on flirte avec 8/9 cm, je leur dis de faire une césarienne. Elles ne m’écoutent pas, me disent : « Non, non, on a bientôt fini ! ». Je serre donc les dents vu qu’on ne me laisse aucun autre choix. J'ai peur de la suite vu déjà ce que c'est en douleur (assez insupportable). La sf me met sur le côté et repart. Dès qu’elle sort je sens que ça pousse de façon diffuse, j’envoie mon mari. Elles se marrent mais disent qu’elles vont venir. ¾ d’heure plus tard, même duo. J’en ai marre de voir cette gynéco venir et pour l’expulsion je sais que ça n’est pas bon signe ! La sf qui m’avait dit faire les accouchement sur le côté (position à laquelle je tenais vraiment) me dit que ça ne va pas être possible. On me met les jambes dans les étriers et la gynéco me fait enchainer les poussées bloquées, quasi sans pause. C’est épuisant ! Ça avance bien même si je sens que ma fille est très haute. Au bout de 15 minutes la gynéco me demande ma taille (1.60 m… ?) puis dit "se tâter entre forceps et ventouse" (et merde ! on aura vraiment cumulé ! à ce stade là, je suis très très blasée j’avoue).

Elle entame la pose, et là…je hurle de douleur, mes jambes sautent hors des étriers. L’équipe se précipite pour les attraper et les bloquer dans les étriers. Je crie « Stop, je n’en peux plus ! ». La sf me plaque le masque de protoxyde sur le visage. Ça bascule, ça n’est plus moi qui accouche (coucou la déréalisation salvatrice), je vois un épisode de Baby boom qui tourne au drame. Tout le monde est penché vers la femme qui accouche, son mari, l’infirmier anesthésiste à gauche, l'auxiliaire de puer sur la jambe gauche, la gynéco en face qui a lâché les forceps le temps que la patiente se reprenne, la sf à droite avec le masque...
On demande de dire quand ça pousse, la main gauche de la patiente se lève, elle ne peut pas parler, complètement shootée avec la même douleur à 10cm atroce ! Mais ça a permis à ses deux jambes de retomber d’un coup sourd dans les étriers. Trou noir...

Douleur atroce à nouveau, la gynéco dit de pousser encore. Impossible ! Je suis crucifiée de douleur, je ne peux que dire : « Pitié, sortez la ! ». La gynéco hésite, regarde la sf et obéit enfin (re-argh !). Merci le dossier de m’apprendre (6 mois plus tard) que les épaules ont bloqué +++ et mon mari de me dire que j’ai poussé pendant au minimum une minute, durant laquelle la gynéco a fait l’épisio avant, donc forcément, pousser sans contraction, sans péri et avec une épisio toute fraiche… On me jette quasiment mon bébé sur moi, je ne comprends rien (trop choquée). C'est un "petit bébé" pour les sf (PC de 31,5 cm) qui va bien !
On enchaine joyeusement sur le placenta qui ne vient pas, la sf se met à me masser le ventre sans me prévenir. Je hurle de douleur (c'est comme si on me lardait le ventre de coups de couteau) donc elle s’arrête. Je leurs dis de me faire une anesthésie générale, mais elles refusent. Je sens que le temps pose problème (14 heures qu'on y est) et leur dis de me dire quoi faire ? « Poussez ». En une poussée, c’est bon !

La gynéco enchaîne sur les points, car je saigne beaucoup... Atroce ! Toujours la douleur au max. Elles essayent d’anesthésier localement, rien ne prend. Elle fait quelques points rapides et enfin l’anesthésiste arrive, m’injecte un truc dans le bras (?). Je ne me rappelle plus de rien après sauf les phrases de merde dites par la gynéco quand je dis à mon mari plus jamais : "Oh ne dites pas ça ! Je l’ai dit aussi pour mon 1er, mais j’en ai 3 finalement maintenant !" Moi : "OK, mais par césarienne alors !" - Mais non, maintenant vous avez le bassin pour ! (Merci, oui ! En effet, je l’ai senti passer). Les deux mois qui vont suivre aussi d’ailleurs : je boite et j’ai des douleurs assez atroces dans la symphyse pubienne !

Après je fais une hallucination, personne ne s’en rend compte. Tout a disparu, plus de bébé, d’équipe, de moi, je vois un plafond qui défile sans s’arrêter. Il parait qu'un type aussi est venu faire la conversation à la gynéco pendant qu'elle me recousait (Ne vous gênez pas pour moi...). Aucun souvenir de la têté d’accueil, ni du retour dans la chambre, ni vraiment de la semaine qui a suivi... Impossible de me rappeler combien de nuits j’ai passé en chambre double en passant en caisse à la fin, pratique ! La psychologue tout comme l’auxiliaire de puer qui passeront après auront des propos ahurissants, dont le merveilleux : « Ca va passer avec le temps, après vous verrez vous serez très fière de vous ! » et « Si la gynéco a fait ça, c’est qu’elle a senti votre capacité à le supporter ! » (et la marmotte sinon… !?).

Je n'ai pas pu poser ma fille pendant les 3 premiers mois, elle est hyper vigilante en fait. C'était sa façon de m'empêcher de sombrer. Du coup, c'est arrivé après, avec la reprise du travail... L'allaitement nous a permis de nous rencontrer et grâce à cela nous avons une relation harmonieuse, même si en journée ça n'est pas une grosse dormeuse. Bref, j’ai eu 20 séances de biofeedback après pour me remuscler. Très mauvaise idée vu que j’ai un syndrome myofascial à cause du Stress/Traumatisme ! Les muscles du périnée forment une merveilleuse contracture. Vou voyez une crampe, permanente ? Imaginez, oui, là ! C’est hyper agréable, non ! Du coup, j’en suis à ma 14ème séance uniquement de massage... pour au contraire détendre et déstresser la zone avec une kiné spécialisée. Pour le rectocèle, on ne peut rien faire (coucou le cadeau glamour des forceps !). Plus un beau stress post traumatique soigné tardivement auprès d’autres spécialistes plutôt que cette incompétente de psy de l’hosto !! "Pour un SPT, on ne sait pas du tout chez qui ça peut arriver !" Et, de toute façon, dans mon cas elle jugeait que j’étais « obsessionnelle » (merci bien) ! Donc, médocs et un (très bon) psychiatre où on comprend mieux pourquoi on vit aussi mal les choses après avoir posé enfin le mot « Viol » sur cet accouchement barbare.

Mon recours est en cours auprès de l’hôpital, on verra ce que ça donne… Merci aux courageuses(x?) qui m'ont lue jusque là !"

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Bonsoir,

Tout d'abord pardon pour les fautes. J'ai besoin de soutien et de renseignements. Je passe devant un expert dans quelques jours et je n'ai aucune idée de ce qu'il faut dire et comment se passe l'entretien. J'ai été hospitalisé il y a 18 mois.

J'arrive à la clinique avec de grosses douleurs abdominale enceinte de presque 5 mois. Aux urgences on m'explique que mon compagnon ne peut pas rester avec moi car je vais être hospitalisée dans une chambre double. Premier contact avec la sage femme au service maternité je lui demande une culotte jetable, car je perdais beaucoup de sang. Elle me répond qu'elle va m'en donner une mais que normalement elle ne doit pas et donc que je dois prévenir mon compagnon de m'en ramener le lendemain. Bon je me dis :"Elle est mal luné e ! Je ne relève pas, car trop souffrante. Elle me pose un calmant, je lui demande combien de temps cela va mettre pour qu'il fasse effet ? Elle me répond : "Il y a quelques minutes vous n'êtiez pas là, donc cela mettra le temps que cela mettra !". A nouveau, je ne relève pas. Et là le cauchemar commence ! Les contractions commencent, la douleur est insupportable ! Je sonne, je lui demande de m'expliquer ce qu'il se passe ? Je lui dis : "Dites moi si je suis entrain de faire une fausse couche ? Que je sache ce qui se passe dans mon corps ?" Elle me répond juste : "On fera une écho demain et on regardera les résultats du taux." Puis elle est repartie.

Je me suis trouvée mal à nouveau. Je suis allée aux toilettes et je sonne. Au bout de plusieurs minutes elle arrive et me dit que c'est mieux de sonner de mon lit car la sonnette des toilettes fait du raffut ! Je lui explique que je n'arrive pas à sortir des toilettes car j'ai trop mal ! Elle me montre le porte serviette et me dit : "Ben accrochez vous là pour vous relever, c'est fait pour !"

J'arrive à me trainer jusque mon lit mais là c'est ma voisine de chambre, ne supportant plus de me voir souffrir, qui sonne plusieurs fois car elle ne comprend pas pourquoi on ne me prend pas en charge ! Je sonne aussi car c'est trop douloureux ! Elle finit enfin par venir. Je lui demande de me redonner un calmant car la douleur est atroce le paracétamol qu'elle m'avait donné ne fait plus d'effets. elle me répond que c'est toutes les six heures pas avant. Les minutes était interminable et elle me parle d'heures ? Je lui est dit que je sentais que je faisais une fausse couche ! Elle me répond tranquillement que "j'allais l'expulser" !! Je suis choquée je lui dis qu'à la dernière écho, il faisait 14 cm ! "Comment expulsé ! Il doit faire plus ?" Elle me répond : "Non  ! Vous vous trompez c'est 14 mm !

J'étais tellement faible, je souffrais tellement que je me suis dit :"c'est une sage femme, elle sait mieux que moi !". C'est grave cette emprise quand j'y repense !

Bref, elle me propose quand même de la glace pour atténuer mes douleurs. J'étais prête a prendre n'importe quoi. Quelques minutes plus tard j'avais l'impression que la glace rapprocher mes contractions. Ellle me propose une bouillotte de chaud en me disant que je n'avais pas essayé longtemps la glace et que je n'étais pas la seule de qui elle devait s'occuper. Entre temps ma voisine de chambre perds vraiments patience elle sonne a plusieurs reprise elle venait de se faire opéré, elle ne pouvait pas se lever m'aider mais malgré que je ne connaissait même pas son prénom je sentais sa compassion. La sage femme revient et nous dis que c'est normal, que je suis en train d'expulser, elle montre sa main et nous dis "ça seras une petite boule comme ça". Puis elle repart, je sentais que je la dérangeais et j'avais honte. Je pleurais de douleurs, je gémissement alors que je suis qq de courageuse à mon dernier accouchement sans péridurale je n'avais pas eu si mal . Puis je me suis dis: tu vas faire une hémorragie et mourir. Je pensais a mon compagnon, mes enfants, ma famille. Puis je me dis bats toi. Ma voisine m'a aidé psychologiquement, car elle m'a dit le bon mot : "Vous êtes en train d'accoucher !" J'ai compris, et je me suis mise à imiter mon accouchement précédent. J'ai poussé, pleuré, poussé, pleuré... je ne savais pas ce qui m'attendait !

A un moment j'ai senti quelque chose sortir. J'ai sonné. Ma voisine aussi. Rien ! Puis je me lève et me traine aux toilettes. Là-bas je sentais quelque chose entre mes jambes... je sonne, toujours personne. Je baisse mon pantalon et là je vois le bébé. Je vois même que c'est un garçon. Pour vous dire, elle n'avait même pas dû regarder mon dossier. Pour moi c'est une vision d'horreur ! J'essaie d'enlever le bébé mais il est accroché au cordon... Je tire sur le cordon, je sais "c'est stupide", mais je ne savais plus quoi faire ! Le cordon ne se coupe pas ! Vu que la sage femme m'avait dis que la sonnette faisait un raffut pas possible, je sonne puis j’éteins la sonnette puis résonne... Ainsi de suite, ma voisine comprend que quelque chose ne va pas, elle sonne de son lit. Je ne voulais plus regarder le bébé, je priais et pleurais. J'avais peur qu'il tombe au sol donc je le retenais avec ma main. Mes derniers souvenir de cette nuit, c'est qu'elle est arrive, je vois alors à son visage qu'elle est paniquée ! Elle me dit qu'elle va me donner quelque chose de fort de la morphine, ou je ne sais quoi. Je ne me rappelle plus, je évanouie...

Je me réveille quelques heures plus tard, au bloc, avec la gynécologue qui était de garde et qui après un accouchement était rentrée chez elle. Elle m'explique qu'elle ne savait pas qu'il devait y avoir un "quiproquo "etc. Une autre sage femme s'occupe de moi, une vraie sage femme douce, compatissante... Je suis hospitalisée pendant 5 jours jusqu'à l'enterrement du bébé. Le chef de service et le sous directeur me reçoiventt avec la sage femme en questions. Ils s'excusent, eux, mais pas elle. Elle ne comprend pas de quoi je me plains, elle m'a quand même "amener des bouillotte à deux reprises" !!

Bref, j'ai pris une avocate pour que cela ne se reproduise pas. Je n'ai pas de moyens financiers, mais elle m'assiste et me conseille. Je suis outrée que la sage femme n'ai même pas eu un avertissement. Voila pourquoi j'ai rendez-vous chez un expert. Peut-être veut-il évaluer ma douleur, pfff ! Quelques jours après l'enterrement mon compagnon m'as quitté ! Trop dur pour lui (!). J'ai mis beaucoup de temps à me relever. Mais maintenant lorsque je vois votre courage et vos témoignages et surtout depuis que j'ai mis un nom sur mon mal "Violences obstétricale", je veux me battre. Et je ne veux pas qu'une seule femme vivent mon cauchemar.

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Pour lire d'autres témoignages sur les violences obstétricales : 
Ainsi que sur les groupes Facebook de : STOP à l'Impunité des Violences Obstétricales et sur PAYE ton Gynéco ! 
et sur TWITTER, le Hashtag : Payetonuterus#

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Inspections et contrôles : garantir et améliorer la qualité des prestations en santé

Plaintes et réclamations : à qui s’adresser ?

Un usager du système de santé a la possibilité de déposer une plainte et/ou une réclamation auprès de l’Agence Régionale de Santé - ARS. Celles-ci sont à adresser, non pas à la MIEC, mais à la "Mission Relations avec les Usagers" qui les collecte et les transmet aux délégations territoriales. La Mission Relations avec les Usagers prend également en charge la promotion de la bientraitance dans l’ensemble des structures. Son objectif est de veiller au respect des droits des usagers et de faciliter leur expression dans le cadre d’une réclamation au sujet d’un établissement par exemple. L‘étude de la plainte ou de la réclamation peut parfois
aboutir à la réalisation d’une inspection par la mission inspection, évaluation et contrôle ou par les délégations territoriales. - http://ars.sante.fr/Commissions-des-relations-avec.136416.0.html

http://www.ars.rhonealpes.sante.fr/fileadmin/RHONE-ALPES/ARS_Newsletter/Reperes/201207_Repere_2_interactif_ok.pdf

* DANS LA RÉALITÉ, il vaut mieux ne compter que sur soi-même et sa ténacité, même auprès des forces de l'ordre et défenseurs des lois... Même en France, on est généralement peu écouté, déjà moins en tant que femme et encore moins en tant que mère ! De plus, le problème principal pour les jeunes parents est qu'ils auront en même temps de petits bébés à s'occuper (donc peu de temps et d'argent à y consacré). Donc, essayez de vous rapprocher le plus possible déjà des "médiateurs" de votre ville (Mairie), non issus du milieu médical (donc pas ceux des hôpitaux surtout !) et surtout des représentants des associations d'usagers locaux (non médicaux et indépendants aussi, donc non subventionnés...). Alors à savoir que'eux non plus ne sont pas toujours les bienvenus dans les hôpitaux français malheureusement ! Et pourtant comme pour les délégués des parents d’élèves dans les écoles, cela pourrait être bénéfique pour tous ! Y compris pour éviter les fermetures des petites structures, améliorer les soins et donc la fréquentation, et recueillir les doléances des familles, etc. 

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AUTRES TÉMOIGNAGES SUR LA DIFFICULTÉ DE PORTER PLAINTE ENCORE LA-DESSUS

"Je sors de la gendarmerie pour mon dépôt de plainte. Je me sens humiliée totalement.

Le gendarme a catégoriquement refusé de prendre ma plainte. J'ai eu beau lui dire qu'il n'avait pas le droit de refuser car y'avait une loi il n'a rien voulu savoir.

Les raisons de mon dépôt de plainte l'ont fais mourir de rire. Il en pleurait presque. Mon mari et moi avons été choqués d'un tel comportement venant d'un gendarme. Voici ce que j'ai entendu :

_Il m'a dit que ma plainte n'aboutirait absolument pas. Que la loi Kouchner de 2002 n'était qu'une vaste blague car le personnel avait le droit de faire ce qu'il voulait en toute impunité (si, si ! Il a vraiment dit ça !)
_Qu'un toucher vaginal sans mon consentement et violent n'était pas un viol. Que si j'avais vraiment été violée, j'aurais compris que ce que je disais n'en été pas un.
_Que je serais poursuivie par l'hôpital pour diffamation et mensonges car c'est du grand n'importe quoi vu que ma fille va bien.
_Que la sage femme n'a fais que son travail.
_Que le stress post traumatique ça n'existait pas sur les femmes ayant accouchés, uniquement sur des personnes ayant vécus un VRAI traumatisme (!)
_A mon mari quand il lui a demandé pourquoi il avait laissé faire la sage femme, celui-ci lui a répondu que pour moi c'était normal. Le gendarme lui a dit : "Vous avez eu raison !"

Enfin de belles joyeusetés qui m'ont mise plus bas que terre. Je suis donc obligée de me rendre au tribunal pour le dépôt de plainte..."

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Quand les médias dénoncent ce tabou social : http://www.francetvinfo.fr/sante/cesariennes-a-vif-episiotomies-imposees-le-grand-tabou-des-violences-durant-l-accouchement_1881273.html

https://www.letemps.ch/societe/2016/11/17/laccouchement-un-traumatisme

http://www.francetvinfo.fr/sante/cesariennes-a-vif-episiotomies-imposees-le-grand-tabou-des-violences-durant-l-accouchement_1881273.html

Sur le Stress Post Traumatisme :

http://www.em-consulte.com/article/755144/facteurs-predictifs-de-letat-de-stress-post-trauma

Livres : Les Brutes en blanc, de Martin WINCKLER, éditions Flammarion, 2016.


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16 févr. 2015 à 05:43
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16 févr. 2015 à 06:33
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